« Retapé » voilà à peine deux années et déjà « massacré »

En effet, après avoir été fermé pendant trois ans pour être réouvert depuis deux saisons, et cela pour revêtement du terrain en tuf, voilà que ce dernier est redevenu impraticable au football et même dangereux pour les athlètes. La cause ? L’organisation habituelle de foires anarchiques sans respect de l’infrastructure sportive, avec toutes les conséquences qui en ont découlé, a repris immédiatement après la réouverture. Et voilà que maintenant on installe carrément… un cirque ! Certes, les citoyens de la capitale des Hammadites, surtout leurs enfants, ont besoin de se divertir mais est-ce que la place d’un cirque est sur un terrain de football ? Certainement pas ! D’autant plus que le côté est de la ville de Yemma Gouraya ne manque pas de terrains assez larges pour plus que cela. Et pas loin, en plus de cela ! Citons à titre d’exemple El Maghra… Mais, en attendant et puisque « le mal est fait », à partir de septembre, ce sont les associations sportives qui « paieront les pots cassés » puisque le terrain du stade scolaire ressemblera à tout, sauf à une infrastructure sportive ! Déjà que le revêtement en tuf avait suscité la déception de la famille sportive bougiote puisque partout en Algérie on revêt les terrains de football en gazon synthétique… sauf à Béjaïa. Voilà que maintenant même la vocation d’un terrain de football est… oubliée ! Pourtant, on ne cesse de parler et de promettre la prise en charge de la jeunesse et de la promotion des activités sportives. La question que l’on se pose est de savoir est-ce que c’est de cette façon-là que cela se fera. A moins que la pratique du sport est un… luxe ! Dans ce cas, qu’on nous le dise. Car, n’oublions pas que Béjaïa n’est dotée que de deux stades : l’Opow destiné aux seuls seniors de la JSMB et du MOB pendant que leurs jeunes catégories s’entraînent au stade Benallouche qui, si l’on additionne la totalité des équipes domiciliées, toutes catégories confondues, on y trouvera… 34 ! Dire alors que le stade Benallouache est « saturé » est peu dire. Reste maintenant l’infrastructure qui ressemble à tout, sauf à un stade ; il semblerait que l’importance a été donnée aux… tribunes, locaux commerciaux, bureaux… etc, pendant que le terrain a été « massacré » à cause des activités qui n’y ont pas leur place. D’ailleurs, les travaux sont achevés à 70%. Mais que regarderont les spectateurs à partir des tribunes avec le sort réservé au terrain de football ?

Pourtant, la création d’un club sportif est subordonné à l’existence d’une infrastructure, ce qui veut dire que si l’on veut « réellement » faire la promotion du sport, vu l’importance d’infrastructures dans la commune de Béjaïa, on devrait plutôt en construire ! De plus, concernant les locaux construits derrière les tribunes du stade scolaire, on espère quand même que les deux clubs qui y sont domiciliés depuis deux décennies (ASFWB féminin et NCB) seront associés à ce « réaménagement » car ils sont prioritaires. En effet, pour le moment, il ne serait pas exagéré de déclarer que les locaux de ces deux clubs ressemblent à des, taudis ! Allez maintenant leur demander, dans ces conditions des résultats honorables pour notre wilaya dont le Siège ainsi que celui de la DJS et même du tribunal sont mitoyens de ce… stade. En attendant, que le cirque continue avant que les sportifs ne s’arrachent les cheveux.

Tarik Amirouchen