L’eau manque cruellement, ces derniers jours dans plusieurs régions de la wilaya de Béjaïa et les robinets restent à sec des jours et des jours, voire plusieurs semaines. Du coup, la colère se manifeste et le ton enfle. C’est le cas des habitants de deux villages de la commune de Toudja lesquels ont observé récemment un rassemblement devant le siège de l’APC pour manifester leur colère contre la pénurie de l’eau potable qui se fait de plus en plus ressentir ces derniers jours. » Nous demandons des autorités locales de prendre en charge nos doléances. Nous ne demandons rien d’autre, si ce n’est d’étancher notre soif » tonnent les habitants des deux villages.
Un paradoxe ! La région recèle pourtant un potentiel énorme en matière de ressources hydriques. Où se situe donc le problème? Dans le cas des deux villages de la commune de Toudja ils sont, selon les habitants, alimentés par deux sources, l’une d’eau potable et l’autre impropre à la consommation, mais utile pour les autres usages et vient en appoint pour satisfaire les besoins des ménages en eau. Donc, la ressource ne fait pas défaut dans la région et le problème réside ailleurs. Selon les habitants mécontents, » s’il y a problème et pénurie d’eau cela est dû à la mauvaise gestion ». Le problème, rappelent-ils, a été maintes fois soulevé. De même, les dysfonctionnement constatés dans la distribution de l’eau potable ont été exposés aux autorités locales, mais, déplorent-ils, » rien n’a été fait pour résoudre le problème et par là même en finir une bonne fois pour toute avec cette situation. » Faut-il souligner au passage que les pénuries d’eau sont le lot quotidien de plusieurs autres régions de la wilaya de Béjaïa. Ainsi, les habitants de plusieurs quartiers à Kherrata souffrent le martyre et l’eau n’a pas coulé de leurs robinets depuis plusieurs jours. Et pourtant les citoyens de ladite ville ne cessent d’interpeller sur les ondes de la radio locale les pouvoirs public quant à la problématique lancinante et récurrente de la pénurie d’eau. Le même problème est vécu par les habitants de plusieurs quartiers d’Akbou, lesquels avaient recouru, le mois écoulé, à la fermeture du siège de l’ADE pour manifester leur ras-le-bol quant à la gestion chaotique de secteur et la distribution anarchique de l’eau potable. A Béjaïa-Ville, c’est le même calvaire qu’endurent les citoyens. L’eau ne coule qu’une fois par… hasard. Au centre-ville, comme dans les autres quartiers périphérique, les citoyens demandent à boire.
B. B.
