Certes, elle a été mise en œuvre en ville où quelques chiens ont été abattus mais il reste bon nombre de ces clébards qui sillonnent les rues de la ville à la recherche de nourritures dans les poubelles, jappant et montrant des crocs terrorisant les passants, notamment les jeunes émigrés habitués à voir ces bêtes censées être les meilleures amies de l’homme attachées à une laisse lors de leur promenade. Dans les villages, notamment à Tibouamouchine, aucune battue n’a été organisée jusqu’à présent. Pour cela, une meute de chiens, dépassant la dizaine, fait fureur dans le village, apportant nuisances et risques pour les habitants. La journée, on les voit en rangs dispersés dans des endroits ombragés, se reposant paradoxalement à la nuit où ils se regroupent en meute, dévalant à travers les champs dévastant les récoltes où se regroupant autour des poubelles qu’ils renversent à la recherche de nourriture. Leurs aboiements déchirent le silence de la nuit et réveillent les habitants, lesquels ne savent à quel saint se vouer pour que finisse, le plus tôt sera le mieux, leur calvaire. Le moins que l’on puisse dire, sachant que ces clébards sont vecteurs de maladies mortelles, telle la rage et qui font régner la terreur sur le village. La municipalité doit mettre en œuvre cette fameuse battue dont il a été question et cela avant que l’irréparable ne se produise.
L. Beddar
