Un pôle des associations lutte contre les IST/VIH/SIDA est né

L’Etoile vient d’atteindre ainsi son grand objectif d’envergure indemniable consistant à rassembler un essaim d’acteur à influence incontestable autour de sa lutte. Le pôle est né en milieu d’après-midi du jeudi 14 août dans le local de l’Etole au Centre culturel d’Akbou. 25 associations, entre les présentes à la rencontre et celles ayant transmis leur adhésion totale, se tiennent désormais la main, animées d’une inébranlable détermination : constituer barrage au sida. Une dizaine de ces associations sont nationales. Devant l’impuissance mondiale à guérir du Sida, la prévention s’avère de rigeur. Notamment en informant, éduquant, sensibilisant par la mobilisation la plus large. Aussi est-il grand temps de se structurer en réseau tel une pieuvre géante dont les tentacules se projetteront partout et aussi loin que possible. La rencontre a été présidée par Mouloud Salhi, président de l’association « Etoile » culturelle d’Akbou. Dans son allocution d’ouverture, le président de séance a dressé succintement la situation actuelle en matière de lutte contre la propagation du VIH/SIDA/IST. C’est ainsi qu’il a relaté les motifs recommandant la création de ce pôle de coordination. La discussion autour de la création du pôle de coordination a été fructueuse de par la qualité des participants, de leur grand savoir. Les participants sont pour la plupart des leaders associatifs du secteur communautaire. Certains d’entre eux sont membres d’associations thématiques « Sida » ; d’autres activent dans la lutte contre les fléaux sociaux. Ils sont venus d’Alger, d’Annaba, Béjaïa, Adrar, Boumerdès, Batna. .

A l’image des associations universitaires de « Boumerdès » et « le Souk » d’Alger, Aniss d’Annaba, le C-RA d’Alger, la SAPM ( société Algérienne des Paramédicaux) d’Alger, la Ligue de prévention et de sauvegarde de la jeunesse et de l’enfance de Tizi-Ouzou. Les débats qui ont suivi cette entrée en matière ont été favorables à la création de ce pôle. « Ce pôle a pour objectif de capitaliser le travail des associations, passer des informations, léguer le savoir, l’expertise des uns et des autres et d’agir en adaptant les outils au contexte socio-culturel des régions », résumait Mouloud Salhi en ajoutant : « C’est une force de proposition qui aura à convaincre et les institutions, et la société de l’utilité de s’unir dans ce combat et d’œuvrer rentablement.  » Un consensus a été dégagé autour de ces points : Ce pôle sera non gouvernemental, revêtu du cachet informel et fonctionnera en indépendance dans la transparence et en toute démocratie. Il se dotera d’une présidence tournante et constituera un dispositif complémentaire de la riposte nationale. Il sera inscrit dans la durabilité. Une charte sera établie; celle-ci délimitera les champs d’intervention et précisera les prérogatives et responsabilités du pôle qui sera apolitique, non lucratif et non partisan. Il sera une force de persuasion, entretenant des liens et des rapports de neutralité dans le cadre de ses objectifs. Enfin, les participants, désormais membres de ce pôle, ont insisté sur l’élaboration d’un programme de lutte pour le ralentissement de la propagation du VIH et la réduction des risques. Le pôle a mis en place une cellule de préparation de la prochaine réunion ( probablement en octobre) et pour l’élaboration du projet final du règlement intérieur et de la charte à poser au collectif des associations ayant adhéré au pôle. Cela, lors de la prochaine assise.

Taos Yettou