Une décharge et une fosse dangereuses

Ceci est le cas pour bon nombre de places publiques implantées en zones rurales, sururbaines, accueillant en leur sein des décharges publiques non autorisées et des passages non sécurisés qu’empruntent quotidiennement des visiteurs ou les résidants des alentours. Avant d’en arriver là, évidemment, les immondices aux relents nauséabonds pourraient être évacuées vers des décharges publiques et les trous et autres ornières nécessitant soit un remblaiement ou encore une couverture en béton ou en fer, ne sont pas si complexes à prendre en charge. C’est bel et bien la situation qui prévaut à Hay Manzal, un quartier populaire de Krichiche, vers lequel affluent chaque jour des milliers de personnes, qui pour vaquer à leurs affaires, et qui pour rejoindre les bancs des établissements scolaires des paliers primaires, secondaires et moyens existant dans le secteur. Ces dépôts d’ordures en bordure d’une route à grande circulation, sur laquelle est aménagé l’arrêt des bus venant des autres villages constituent pour un chauffeur activant sur cette ligne « un foyer de maladies et un lieu constamment visité par les rongeurs », un spectacle désolant et pas beau du tout à voir, d’après lui « cela pouvait ne pas empirer si on était intervenu dès les premiers jours ». Pour l’heure sur cet espace de Manzal traversé par des escaliers conduisant vers le lycée Lotfi, la cité du 5-Juillet et autre Krichiche, le sol est jonché de résidus divers et de sachets pleins d’ordures, mais s’inquiète le prestataire de services « il est à craindre que les nombreux vendeurs de matériaux de construction ne le transforment en débarras ». Aussi, juste devant la décharge en question et à proximité des marches d’escaliers débouchant sur les cités populaires, on peut constater la présence d’un immense trou doté sur sa longueur de deux « feratés » et recouvert d’une feuille en aluminium toute rouillée, laquelle nous fera remarquer le transporteur, « est placé inutilement en surface et ne joue aucun rôle de protection pour les passants ». « Alors, termine-t-il, à chaque fois que nous laissons descendre nos clients à cet arrêt, nous leur montrons du doigt ce « piège », car aucune pancarte ne signale la présence de ce danger sur ces lieux. « 

A. Chérif