Dès le matin, il leur a fallu intervenir à Ath Bouyoucef, plus précisément au village de Tazrouts où sur environ deux hectares le feu a ravagé plusieurs dizaines de figuiers, en plus des chênes verts et des maquis. Quelques instants plus tard, c’est à Ath Khelifa, dans la même commune, qu’un début de feu a été signalé. Il a été vite maîtrisé bien qu’il ait détruit quelques chênes verts. Durant l’après-midi, les incendies ont atteint la commune de l’ex-Michelet où plusieurs départs de feux simultanés ont été enregistrés. C’est en effet au même moment que des champs avaient commencé à brûler à Tillilit et à proximité de la cité Akkar. La Protection civile a vite maîtrisé les incendies grâce à la vigilances des citoyens qui n’ont pas hésité à les appeler au moment opportun. Puis, ce fut au tour des habitants d’Azrou et d’Aguemoun Izem de subir les dégradations de cette calamité. Il n’est pas inutile de signaler la difficulté de la tâche des « hommes du feu » qui sont contraints d’attaquer plusieurs foyers à la fois, souvent à pied. Certains endroits sans route carrossable comme c’est le cas la semaine dernière à Ighil Boghni, ne peuvent être atteints que par des chemin muletiers. Sans l’aide de la Protection civile, la mission devient impossible lorsqu’il s’agit de faire face à un feu qui se déclare sur plusieurs fronts. Bien qu’ils ne disposent que de moyens limités, les éléments de la Protection civile d’Aïn El Hammam arrivent à faire face à la situation. Souvent, ils sont contraints d’intervenir dans plusieurs communes en même temps, ce qui réduit leur marge de manœuvre mais pas leur métier. Dans ce genre de situation, l’aide de la population est plus que souhaité, ne serait-ce que pour signaler tout début d’ incendie, plus facile à maîtriser.
A. O. T
