La route principale dans un piteux état

Les automobilistes de la commune de M’cisna ne sont pas au bout de leur peine malgré les démarches entreprises depuis belle lurette pour l’aménagement de la route reliant le chef-lieu de la daïra de Seddouk à leur commune lequel se trouve dans un piteux état et on ne peut dire mieux qu’elle frise l’impraticabilité en certains endroits. Comme ils ont frappé à toutes les portes et que leur cri de détresse semble tomber dans les oreilles de sourds, ils ne savent pas à quel saint se vouer pour que les pouvoirs publics prennent en compte leurs doléances. «On vient rendre visite à la famille, on ramène des voitures pour se déplacer dans de bonnes conditions mais les états des routes laissent à désirer au point où on évite de se déplacer à notre guise. Je plains vraiment les automobilistes d’ici, notamment ceux de M’cisna qui vivent quotidiennement l’état dégradé de la seule route principale qui mène à leurs bourgades», dira un émigré venu passer quelques jours de vacances chez lui. Cette route, qui traverse les territoires de deux communes d’une même daïra (Seddouk et M’cisna), a été réaménagée dans sa globalité pour le tronçon relevant de M’cisna et partiellement pour le tronçon relevant de Seddouk.

En effet, l’APC de Seddouk n’a pas trouvé mieux que de rafistoler la partie touchant les habitations et l’autre partie laissée dans un état de dégradation avancé, c’est-à-dire la chaussée saturée de crevaces et nids-de-poule géants, ce qui oblige les automobilistes à rouler sur les accotements et à un degré moindres sur les fossés. «Déjà que l’aménagement du tronçon relevant de M’cisna laisse à désirer ! Outre le mauvais travail effectué, la chaussée très étroite demande a été élargie ce qui n’a pas été fait. Donc, quand deux véhicules de gros tonnages se croisent, l’un d’eux doit quitter la chaussée pour rouler sur l’accotement. Il reste environ trois kilomètres à réparer et qui sont vraiment au stade de dégradation avancée. Nous ne savons justement pas pourquoi ce laisser-aller de la part des pouvoirs publics. Qui paye ? Ce sont bien sûr les automobilistes empruntant cette route qui font face à l’usure prématurée des organes de leurs véhicules provoquée par l’état pitoyable d’une chaussée où le goudron a complètement disparu», rajoute un transporteur de voyageurs qui ne décolère pas et qui abonde dans le même ordre d’idées : «A chaque fois que nous manifestons notre colère on nous répond qu’elle est inscrite dans le programme d’aménagement et que c’est juste une question de temps. Cette phrase, nous l’avons entendue pendant des années et malheureusement rien ne se profile à l’horizon attestant qu’elle sera réparée dans les meilleurs délais. Aux prix faramineux de la pièce de rechanges et de la main d’œuvre, l’Etat se met de la partie en laissant les routes dans de mauvais états, cela même qui causent des pannes aux véhicules». « Ne ressent la brûlure que celui qui a le pied sur les braises », dit un adage qui se passe de tout commentaire.

L. Beddar