Ainsi la salade qui était cédée, il y a à peine quelque jours, à 50 DA le kilogramme voire moins, était affiché hier à 100 DA, enregistrant du coup une hausse de plus de 100% le poivron fait 80 DA/kg, la tomate est passée à 45 DA, elle qui se vendait à 25 DA le kg. La pomme de terre qui a connu une baisse sensible atteignant les 15 DA reprend « discrètement » son envolée.
Sans se rendre trop compte, le consommateur l’achète désormais à 30 DA, même cas de figure pour les autres légumes qui n’ont pas été épargnés par cette augmentation. Des augmentations pas aussi « vertigineuses » que celle de la salade, mais qui demeurent frappantes à l’image des haricots qui sont affichés à 45DA/kg, la courgette à 55 DA, la carotte à 30 DA. Le seul produit à ne pas être touché par cette envolée des prix est peut-être l’oignon dont le coût a stagné à 20 DA/KG. Les différents fruits qui sont sur le marché ont également enregistré une hausse considérable, à l’exemple des raisins qui sont pratiquement intouchables pour les petites bourses, « on ne peut se les permettre avec leur prix exhorbitant variant entre 160 et 180 DA, » dira un consommateur. Il faut dire que même le raisin de production locale a suivi la flèche vers, le haut de la pyramide il est cédé entre 60 et 70 DA. La pastèque malgré son abondance, est toujours affichée à 30 DA/kg, le melon ne cède pas devant la concurrence « déloyale » des figues et les figues de barbarie, son prix est à 40 DA. Pour plus d’un, cette hausse est conjoncturelle. « Les fêtes et l’arrivée en masse des émigrés qui payent sans compter sont pour beaucoup dans cette augmentation », explique-t-on à Tizi.
Que peuvent les petites bourses ?
Certains commerçants, que nous avons abordé, parlent eux du marché qui n’est pas stable. Sinon « les différents fruits et légumes sont en abondance, » dira l’un d’eux. Autrement dit, il n’y a pas de pénurie au niveau du marché. Quoi qu’il en soit le premier à souffrir le martyre de cette situation, cela bien qu’il ait pris l’habitude de faire avec, c’est le consommateur. « C’est vraiment exagéré, on ne peut plus remplir son couffin, ne serait-ce qu’avec les produits de première nécessité, » dira un consommateur. Ce n’est plus un secret qu’à Tizi-Ouzou on essaye de se limiter aux légumes, nombreuses sont les familles qui ne se permettent pas souvent de dessert aux repas. Pour nombre d’observateurs, cette augmentation est en grande partie engendrée par l’arrivée du mois de carême, plus d’un craint le pire d’ailleurs. « Ces prix demeurent vulnérables. Ils ne sont pas à l’abri d’autres hausses justement durant ce mois sacré, » indiquera un de ces observateurs « à voir le prix de la pomme de terre qui augmente du jour au lendemain, et les autres prix affichés il y a vraiment fort à craindre, » explique notre interlocuteur. Le consommateur est appelé donc à se serrer la ceinture en prévision du mois de carême qui précédera la rentrée scolaire et les fêtes de l’Aïd, une période durant laquelle le taux d’inflation risque de battre tous les records de ces quelques dernières années.
M. O. B.
