Devant cet état de fait, et dans la crainte d’une catastrophe humaine, le conseil national de la santé publique affilié au Snapap n’a pas trouvé d’autre solution que celle de convaincre les enseignants contractuels de suspendre leur grève de la faim.
Après leur long et rude combat, les 46 grévistes de la faim ont accepté de suspendre leur grève et non de l’arrêter, car dans le cas où la tutelle continuera à nier leurs revendications, les enseignants contractuels comptent reprendre leur grève après le mois de ramadhan. C’est ce qui ressort de la conférence de presse animée hier matin, par les membres du Conseil national des enseignants contractuels (CNEC), au siège national du Snapap.
Cette décision a été prise, lors d’une réunion extraordinaire tenue samedi dernier, entre les grévistes de la faim et les membres du CNEC au siège national du Snapap, à Alger. « La nouvelle stratégie adoptée par le CNEC constitue à renforcer les mouvements de protestation au centre d’Alger et au niveau des différentes wilayas », a tenu à expliquer Meriem Marouf, chargée de communication au sein du CNEC.
« Pour commencer, un rassemblement sera observé demain, devant la présidence de la République (El Mouradia) », a-t-elle ajouté. « Nous avons planifié des actions pour la prochaine rentrée scolaire », a indiqué également un gréviste de la faim. S’agissant de la dernière déclaration du SG de la tutelle dans laquelle, il avait précisé que « les enseignants contractuels doivent passer le concours pour être intégrés à leurs postes », un autre gréviste de la faim dira que « le concours n’est pas le seul moyen pour notre intégration, et ce, selon l’article 80 de l’ordonnance n° 06-03 du 15 juillet 2006 qui stipule que le recrutement dans un emploi de la Fonction publique s’effectue soit par concours sur épreuves, soit par concours sur titres, ou encore par concours sur test professionnel ». Et d’ajouter qu’ « on ne veut pas restructurer cet établissement mais on ne demande que notre droit ».
Par ailleurs, et concernant la déclaration en question relative à la prise en charge de leurs expériences, la chargée de communication du CNEC a révélé que « cette déclaration n’est pas crédible car l’attestation du travail est retirée juste en déposant les dossiers pour le prochain concours ; cela prouve que la tutelle n’envisage pas de prendre en considération l’expérience de ces candidats ».
D’autre part, un gréviste de la faim a affirmé que l’état de leur santé est très alarmant, 12 cas souffrent de troubles de l’appareil urinaire, 47 autres sont en hypoglycémie et se plaigent de douleurs et crampes musculaires, d’une fatigue générale et de l’incapacité a tout activité physique.
En outre, 25 cas ont des difficultés respiratoires aiguës et non capacité de communication entre eux. En conclusion, 47 grévistes ont été donc évacués vers l’hôpital depuis le début de cette grève.
Lemya Ouchenir
