Le rassemblement des enseignants contractuels encore une fois empêché

Ni la dernière déclaration du SG du ministère de l’Education nationale relative à « aucune solution politique n’est envisagée aux enseignants contractuels », ni les agissements des forces de l’ordre n’empêcheront les enseignants contractuels de poursuivre leur rude combat qu’ils mènent depuis maintenant plus d’une année. Encore une fois, le rassemblement devant la présidence de la République d’El Mouradia, qu’a prévu le Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) a été réprimé et empêché hier, par les éléments de la brigade anti-émeutes. En effet, les enseignants contractuels avaient l’intention de se rassembler devant la présidence de la République pour un seul objectif : « faire entendre leurs voix concernant l’aboutissement de leurs doléances ». Ils ont été surpris de découvrir l’impressionnant dispositif policier qui s’est acharné sur eux juste à leur arrivée en face de la présidence. Comme à chaque fois, les insultes et la matraque étaient au rendez-vous pour empêcher les protestataires de tenir leur rassemblement. Barricadant tous les chemins menant vers la présidence, les policiers qui arrivaient en force depuis la matinée, ont reçu des instructions pour éparpiller la foule et nettoyer les lieux. C’est à ce moment là que les manifestants ont commencé à scander « on demande le départ, Benbouzid el Haggar ». Ces derniers au nombre de près de 40 personnes ont été brutalement malmenés, bousculés et interdits de rejoindre le Siège de la présidence, par les forces de l’ordre. Pis encore, 35 manifestants ont été embarqués de force par les policiers tous corps confondus, en tenue et en civil, alors que d’autres manifestants ont été traînés sur plusieurs mètres vers la rue Mohamed Kassem d’El Mouradia et loin de la présidence de la République. Les photographes, témoins gênants des agissements des forces de l’ordre, ont été également privés de prendre des photos et priés de quitter les lieux. Les agissements agressifs des policiers et leur acharnement sur les protestataires donnaient une image affreuse. Même les citoyens ont eu pitié de ces enseignants contractuels, éducateurs de leurs enfants. « Comment peuvent-ils traiter des éducateurs qui ne demandent que leurs droits légitimes, de cette façon », a indiqué une citoyenne présente sur les lieux. Par la suite, cinq autres manifestantes qui voulaient à tout prix rejoindre la présidence, ont été interpellées par les policiers, et ce après leur épuisement pour les convaincre de quitter les lieux.

Lemya Ouchenir