La société de distribution de Tizi-Ouzou a lancé une opération dénommée Tahsil, dans l’optique de recouvrer ses créances qui s’élèvent à 1 591 millions de dinars pour l’année 2017. 13% de la somme a été recouvré grâce à cette opération et «plusieurs clients qui n’ont pas honoré leurs factures sont coupés».
La SDC, dans un communiqué, précisera que sur la somme globale de 1 591 millions de dinars, 506 millions de dinars sont détenus par les ménages et commerçants, soit 31. 80 % de la totalité des créances. Le reste est détenu par les APC et d’autres administrations. Une situation financière qualifiée «d’alarmante». La SDC était «dans l’obligation de prendre les mesures nécessaires et réglementaires, notamment la coupure des clients n’ayant pas honoré leurs créances», a-t-on indiqué. Un programme a été tracé et des moyens mobilisés pour mener à bien cette mission. A cet effet, indique-t-on encore, 150 agents ont été mobilisés et un parc auto réquisitionné. En outre, «un aménagement des horaires de travail a été opéré, faisant que les agences commerciales ouvrent tous les jours de la semaine, du samedi au jeudi : de 8h30 à 15h30 la journée et de 21h00 à minuit». Le bilan de cette opération, durant les premiers mois de l’année en cours, fut le «recouvrement de 13% de la somme globale des créances à travers les quatre agences commerciales les plus endettées», souligne-t-on, à savoir l’agence commerciale de DBK qui détient 69 millions de dinars de créances, l’agence d’Azazga avec 57 millions de dinars, l’agence de Tizi-Ouzou avec 49 millions de dinars et l’agence commerciale d’Aïn El Hammam avec 44 millions de dinars. La Direction de Distribution de Tizi-Ouzou informe ses clients, endettés, que des bureaux de conseils et d’orientation ont été installés au niveau des agences commerciales. Ces derniers, précise-t-on, restent ouverts, d’une manière exceptionnelle, de 21h jusqu’à minuit, pendant le mois de Ramadhan, pour permettre aux clients de se rapprocher des agences, de s’acquitter de leurs dus et éviter les désagréments d’une coupure dans le cas ou ils n’honorent pas leurs créances.
Kamela Haddoum.

