Six blessés pour ce début de semaine

Il ne se passe une semaine sans que l’on signale plusieurs accidents sur l’axe reliant Larbaâ Nath Irathen à Aïn El Hammam. C’est par miracle que celui enregistré dimanche dernier n’ait pas eu de conséquences dramatiques. Si les six passagers d’une Peugeot 306 ont eu la vie sauve, ils la doivent à la providence. L’état de la voiture en dit long sur le danger encouru par ses occupants. D’après des témoins oculaires, c’est suite à une manœuvre de dépassement qu’il venait d’amorcer que le véhicule a été projeté sur le bas-côté par une Mercedès qu’il tentait de dépasser à quelques deux cents mètres de la station d’essence d’Azrou. Il s’est alors retrouvé dans un ravin, situé à plus de cent mètres en contrebas de la route. Parmi les occupants de la voiture se trouvait une mère de famille avec deux enfants en très bas âge. Comme les quatre autres passagers, ils s’en sont sortis heureusement avec seulement quelques blessures et contusions diverses mais sans que cela mette en danger leurs vies. Ce sont les pompiers appelés à la rescousse, immédiatement aidés par les citoyens de passage, qui ont extirpé les blessés du véhicule avant de les évacuer sur l’hôpital de la localité. Le chauffard, qui n’a pas pris la peine de s’arrêter pour porter secours aux blessés, aurait, nous dit-on, embouti auparavant une Citroën Xara à la sortie de la ville. Aux dernières nouvelles, il serait appréhendé par la Sûreté de daïra qui l’aurait soumis à des examens médicaux, tout comme sa victime d’ailleurs (le conducteur de la 306), pour déterminer s’ils étaient sous l’emprise de l’alcool. Lundi, dans l’après-midi, un autre véhicule léger a subi un choc frontal avec un camion au niveau du village d’Azrou, à moins d’un kilomètre du lieu de l’accident de la veille. Sur place, on n’a enregistré que des dégâts matériels. Si cette fois encore, les personnes n’ont subi que des blessures, il n’en a pas toujours été ainsi. Plusieurs morts ont été enregistrés, ces dernières années sur cette voie, étroite et sinueuse que de nombreux chauffeurs empruntent à vive allure depuis que les travaux de bitumage ont été réalisés. La route devenant de plus en plus dangereuse, on ne saurait que rappeler que « prudence est mère de sûreté ».

A. O. T.