La ville étouffe

Les automobilistes ne peuvent plus rouler en ville comme ils le veulent. La ville de Draâ El Mizan, carrefour pour se rendre vers trois villes importantes, à savoir Tizi Ouzou, Bouira ou encore du côté de Boumerdès en passant par Chabet El Ameur, est asphyxiée. L’avenue principale empruntée par les camions de gros tonnages chargés de matériaux de construction (ciment, briques et autres) arrivant de Bouira créent à toute heure des embouteillages immenses. Pour parcourir le centre-ville, il faut au moins trente minutes. Ces derniers jours, c’est devenu infernal, notamment les week-ends avec le passage des cortèges nuptiaux. « Et puis, il n’y a aucune déviation pour le moment », nous répond un automobiliste au volant de son véhicule. Comme cet interlocuteur, ils sont nombreux à souffrir quotidiennement. Un autre plan de circulation s’impose. Deux accès peuvent désengorger un tant soit peu ce blocage. Il faudrait peut être prévoir une déviation à partir de l’accès se trouvant à proximité du parc communal vers le lycée Ali-Mellah pour ceux voulant se rendre à Tizi Ghennif ou venant de Tizi Ghennif pour aller à Tizi Ouzou ou à Boghni. Néanmoins, selon des responsables locaux la seule solution est l’inscription d’une rocade ou d’un échangeur aux deux entrées de la ville à Tizi Larbaâ et au niveau du barrage de Draâ El Mizan, sinon le calvaire aussi bien des habitants de la ville que des automobilistes n’y finira pas quand on sait que le nombre de véhicules en circulation ne fait qu’augmenter. Les élus de l’APC luttent toujours pour que le projet de rocade soit arraché. « C’est l’une de nos priorités », nous a déclaré à maintes reprises le maire de Draâ El Mizan. En attendant, la prudence est de mise car tout le monde s’accorde à dire que la route de l’ancienne mairie fréquentée par les semi-remorques constitue le danger numéro un aussi bien pour les piétons que pour les riverains. Ces derniers craignent qu’un camion perde ses freins dans cette descente.

Amar Ouramdane