La commune de Aïn Zaouia enregistre un grand déficit en matière de réhabilitation de son réseau routier, notamment au chef-lieu de la commune et dans les villages enclavés. Et pour cause, la politique de développement menée auparavant n’a pas pris en considération la question du désenclavement de nombreux villages. A titre d’exemple, les villages d’Aït Amar Mouh et celui d’Adebagh continuent de souffrir de l’isolement dû à l’état de la route qui les dessert. En effet, ce tronçon routier long de plus de 4 km laissé en état de détérioration très avancé depuis plus d’une décennie, rend ainsi la vie difficile aux villageois que la plupart sont contraints d’emprunter à pied. Même les propriétaires de véhicules, à cause de l’étroitesse de la chaussée et des dégradations qu’elle a subi au fil des années, limitent au maximum leurs déplacements vers les centres urbains les plus proches. Par ailleurs, sur l’autre versant de la commune, la voie menant vers le village Azifour et celle reliant le chef-lieu à Aïn Zaouia-Village sont impraticables. Pourtant, pour cette dernière, un projet de revêtement en tapis bitumineux lui a été consacré, mais l’entreprise après avoir engagé les premiers travaux. Quant à la zone urbaine, tous les chemins, situés dans les lotissements et dans les cités situées en amont de la ville, attendent des opérations de revêtement et de réhabilitation. Certes, il est prévu dans les prochains mois le lancement de l’opération de l’amélioration urbaine annoncée depuis plus d’une année afin de réhabiliter les accès du chef-lieu, mais rien n’arrive à ce jour. Il est important de signaler également que l’actuel exécutif communal, dans le cadre de son plan d’action, compte bien inscrire dans les PCD des projets de réfection des routes. Toutefois, espérons que la cagnotte qui sera accordée sera plus consistante que celle de l’exercice en cours.
M. Haddadi
