« Les petits clubs n’attirent pas les sponsors »

La Dépêche de Kabylie : Pouvez-vous nous faire connaître la JSIO ?

La Jeunesse sportive d’Ighil Ouazzoug (JSIO) est un club de la commune de Béjaïa, il est le troisième représentant après la JSMB et le MOB. Cette équipe représente l’un des plus grands quartiers de Bgayet, c’est une pépinière pour les deux clubs cités en haut par l’enrôlement à la fin de chaque saison de beaucoup de ses joueurs, c’est un grand club aux moyens très limités.

En parlant de moyens, peut-on connaître les sources de financement du club ?

A part l’APC de Béjaïa, l’APW et la DJS, lesquels essayent de nous aider par des subventions très maigres pour survivre, on puise plus de nos poches et celles de certains bienfaiteurs qu’on remercie au passage. Nous manquons énormément de sponsoring car les opérateurs économiques préfèrent les vitrines alors qu’ils doivent aider et accompagner les petits clubs pour devenir dans un proche avenir des grands.

Quel est l’objectif du club pour cette saison ?

On a ramené un entraîneur de grande envergure, à savoir Hacen Hamouche, qui n’est plus à présenter car il a travaillé en Division une. Il a entraîné aussi l’ORB Akbou et plusieurs clubs de la région. Je rêvais de l’avoir au club depuis longtemps, et chaque année je le sollicitais mais il avance toujours divers raisons. On c’est entendu rapidement, surtout après avoir vu l’effectif. A chaque fois qu’il prend les destinés d’un club, il lui procure de la joie en assurant l’accession, espérons que cette année c’est notre tour. Chaque année, on joue les premiers rôles et si les autorités veulent avoir une troisième équipe à Béjaïa d’un haut niveau c’est très simple : il suffit de mettre un peu plus de moyens.

Pour jouer l’accession, il vous faut beaucoup de moyens. Avez-vous les moyens de votre politique ?

Un adage de chez nous dit que « la mariée ne vient pas toute seule à sa nouvelle demeure.  » C’est pareil pour notre club : pour accéder, il faut conjuguer tous les efforts. C’est très facile pour arriver à notre objectif mais à condition que toutes les personnes qui gravitent autour du club s’entraident. La DJS nous a octroyé 30 millions la saison passée alors que notre concurrent direct, Thénia, a eu droit à une subvention de 700 millions. Pourtant, c’est une ville qui n’a pas la dimension d’Ighil Ouazzoug. Cette année, nos besoins seront plus élevés avec les petites catégories qui se déplaceront avec les seniors. La DJS nous a dit qu’il y a trop de clubs et c’est difficile de les satisfaire tous ; moi, je pense qu’il vaut mieux avoir 1 500 clubs et 3 cabarets que d’avoir 1 500 cabarets et 3 clubs. Chaque fois que j’apprends la naissance d’un nouveau club, je me réjouis car je sais qu’il va canaliser la jeunesse et l’éloigner de la délinquance.

Je vous laisse le soin de conclure….

Je lance un appel à nos responsables afin de regarder un peu plus du côté de la JSIO. S’ils viennent à Benallouache, ils verront de leurs propres yeux le grand travail de fond qui se fait avec une jeunesse pleine d’espoir et dans toutes les catégories. On ne demande pas d’argent, mais qu’on nous donne du matériel pédagogique tels les survêtements, les ballons et les souliers pour éviter au peu d’argent de prendre une autre destination.