A quand l’application du Syrpalac ?

Comme à l’accoutumée, les chefs de foyer se perdent déjà entre les dépenses du mois sacré et celles de la rentrée scolaire ou encore celles de la fête de l’Aid El Fitr. Effectivement, douze jours à peine après l’entame du mois sacré arrivera donc la rentrée scolaire prévue pour le 17 septembre prochain. Pour cela, les parents doivent remplir aussi bien les cartables de leurs enfants que leurs couffins. Lors de notre virée sur les différents marchés de la capitale, on pouvait constater qu’en l’espace de quelques jours seulement les prix des produits de large consommation (légume et fruits) ont connu une hausse vertigineuse. Pour le premier jour de ce mois de piété, les marchés ne désemplissaient pas des personnes faisant leurs emplettes pour le mois sacré. Quelque-uns dont les revenus sont très bas se contentent de demander les prix, d’acheter l’essentiel essayant ainsi de remplir le couffin afin de satisfaire leurs familles.  » On a pris l’habitude de voir les prix s’envoler à la veille du mois sacré et même durant les deux premières semaines,  » nous dira un père de famille. Et d’ajouter  » avec mon maigre salaire j’essayerais de n’acheter que l’essentiel et il faudra bien que je pense également à l’achat des articles scolaires de mes quatre enfants ; je ne vous cache pas que je ne sais même pas si je pourrais subvenir à touy leurs besoins  » a-t-il déploré. Ainsi, la courgette qui se vendait, il y a à peine quelques jours à 50 DA a atteint 70 DA, la salade qui était cédée à 60 DA, a atteint 120 DA, la carotte se vend à 60 DA alors qu’elle se vendait il y a quelques jours à 40 DA, le poivron est cédé à 70 DA, la pomme de terre est à 35 DA et les diouls sont vendus à 40 DA. S’agissant des fruits, les dattes se vendent à 300 DA, les raisins à 80 DA. Les ménages craignent que les prix des légumes et les fruits soient doublés dans les jours à venir. Tout cela se passe au moment où le ministre de l’Agriculture et du Développement rural avait indiqué que  » si le marché connaîtra des perturbations concernant les prix, nous allons intervenir avec le système de régularisation des produits de large consommation (Syrpalac) « , qui n’est opérationnel actuellement que pour la pomme de terre. Ce système, selon Benaissa, lors d’une conférence de presse tenue en juillet dernier, sera généralisé pour le marché de la tomate et de l’oignon avant le mois de ramadhan. Sachant que 51 700 tonnes de pommes de terre sont stockées, d’après Rachid Benaissa, et ce, depuis la mise en oeuvre du Syrpalac, Nonobstant sa disponibilité. Ma pomme de terre, pourtant régulée, n’a pas été épargnée par l’envolée des prix. Pour savoir où en est ce système, on a essayé de joindre les responsables du dispositif mais nos tentatives sont restées vaines.

Lemya Ouchenir