Manque d’infrastructures sportives

La commune de Frikat est la moins dotée en matière d’infrastructures sportives. Bien que cette municipalité ait été créée en 1985, elle n’a toujours pas son terrain de football, comme les autres communes de la wilaya. « Nous avons le terrain que vous voyez, mais c’est une aire de jeu », nous a déclaré dernièrement Amar Arib, maire de cette commune. Pour notre interlocuteur, ces infrastructures sont inscrites en priorité dans son programme, cependant, les pouvoirs publics ne lui ont encore rien accordé dans ce domaine.

Effectivement, notre interlocuteur a raison quand on voit l’état du soi-disant stade de Frikat : manque d’espace, clôture entièrement arrachée, aucun caniveau pour les eaux pluviales… Le dernier tournoi de football organisé dans cette enceinte s’est déroulé dans des tourbillons de poussière en raison du tuf non renouvelé depuis des années. Dans notre entretien avec l’un des organisateurs, nous avons appris que l’objectif est de lancer une équipe de football, qui sera engagée dans le championnat de wilaya. « Le but du tournoi est de faire la prospection. Nous avons retenu au total quarante jeunes. Cela nous permettra de choisir l’effectif nécessaire pour nous lancer dans la compétition », nous a confié notre interlocuteur. Où jouera cette équipe ? C’est une question à laquelle il faut répondre rapidement car le stade actuel ne serait pas homologué. Pour sa part, le président d’APC a appelé les responsables de la wilaya, non seulement à l’aider pour l’amélioration de ce stade en faisant son extension et les autres travaux pouvant lui donner l’aspect d’un terrain digne de ce nom, mais aussi pour l’inscription d’une salle omnisports et pourquoi pas un terrain de sport pour les autres disciplines tels le handball et le basket-ball. En tout cas, la jeunesse de Frikat a besoin de ces infrastructures qui lui donneront la chance de s’épanouir comme celles des autres communes. « Nous avons une pépinière de jeunes. On pourrait même avoir deux équipes. Il faut seulement les prendre en charge », a conclu le premier interlocuteur.

Amar Ouramdane