Cependant, nous ne nous lasserons pas de montrer du doigt les commerçants d’occasion dont l’appât du gain facile prend le pas sur toute autre considération d’hygiène. Des risques d’intoxication par des produits sensibles guettent les consommateurs à tout coin de rue. La vente d’aliments périssables étalés au soleil et la poussière à longueur de journée doit être bannie de notre vue. Certains commerçants oublient que la place des yaourts et fromages n’est nulle part ailleurs que dans le réfrigérateur. Pour attirer le client de passage, les zelabias et autres kelbelouz, sans protection contre les poussières, occupent une table nue, en guise de présentoir. Signalons que certains font l’effort de confectionner des présentoirs de fortune qui limitent, un tant soit peu les dépôts. Au marché, comme nous avons eu à la constater, ce mardi, les viandes rouges exposées, dans des conditions d’hygiène déplorables, continuent à se vendre et attirer les habitués des bas prix, faisant fi des risques encourus. Les vendeurs de poulets, qui respectent tout le même la consigne de ne pas les déplumer sur place, ne s’embarrassent pas de les abattre, au milieu des poussières et détritus. Si des ordures s’accumulent à certains endroits, les marchands y contribuent grandement eux aussi. A la fin du marché, au moment de partir, ils abandonnent pèle-mêle, cartons, emballages ou fruits et légumes avariés qu’il devraient ramasser et jeter dans les poubelles. L’aire du marché se retrouve, vers quatorze heures, jonchée d’ordures de toutes sortes, donnant l’image d’un dépotoir. Un début de nettoyage avait été opéré la veille du mois de carême où plusieurs camions d’ordures ont été enlevés par les services de la voirie, à l’entrée du marché. Une opération similaire devrait être initiée pour le reste du marché alors qu’une sensibilisation des marchands ambulants devrait aider à donner aux lieux une autre image.
A. O. T.
