En dépit des efforts consentis par le personnel de l’Agence d’emploi de la daïra de Boghni en vue d’aider les chômeurs à rejoindre le monde du travail, notamment après les changements opérés en matière d’aide à l’insertion professionnelle, la situation du chômage demeure presque la même dans les communes de la région Sud de la wilaya de Tizi Ouzou. Le nombre de contrats établis jusqu’au à d’aujourd’hui, lesquels surviennent pour rappel après la longue période des inscriptions des demandeurs d’emploi, reste symbolique en mesurant la quantité des dossiers présentés au niveau des administrations locales. En effet, classés en 3 catégories distinctes, à savoir celle représentant l’enseignement supérieur, la formation professionnelle et enfin le monde des sans qualifications, les bénéficiaires du nouveau dispositif n’ont pas encore atteint le seuil espéré puisque selon les chiffres avancés par une source locale ils parlent de 60 à 80 postes accordés mais qui touchent beaucoup plus les détenteurs d’un diplôme de la formation professionnelle. De ce fait, les employeurs qui participent à l’insertion des jeunes font partie de la corporation des artisans, certainement à cause de la nature de leurs activités axée sur l’apprentissage et une certaine connaissance du métier exercé, comme la menuiserie, la tôlerie, l’électricité auto, la poterie artisanale et la mécanique générale. Certains postes accordés par ces dernières n’arrivent pas à trouver un preneur, ce qui crée une forme de déséquilibre entre l’offre et la demande des postes de travail. Cependant, pour la première catégorie le contraire et plus que valable car la demande dépasse largement l’offre, d’où le nombre insignifiant de contrats signés jusqu’a maintenant entre les diplômés et les employeurs. Le même constat peut être appliqué à la 3e catégorie, dont l’intégration dans une entreprise ou un atelier est conditionné par de suivi d’une formation dans un CFPA mais en bénéficiant d’une bourse dont le montant est fixé à 4 000 DA. Etant donné que rien n’est sûr pour les jeunes et plus particulièrement pour les universitaires, déçus en majorité par l’expérience qu’ils ont vécu en intégrant le dispositif du préemploi, chacun d’eux essaye en cette période d’ouverture des concours de se débrouiller pour postuler à un emploi bénéficiant de plus d’assurance en l’avenir, notamment ceux lancés par les différentes institutions dépendant de la Fonction publique.
M. Haddadi
