Des ordures plein la vue

De tels lieux, lorsqu’ils ne sont pas au jour le jour entretenus et bien nettoyés, accumulent des dépôts d’ordures sur plusieurs points, devenant par la suite des décharges non autorisées débordant sur d’autres espaces. Ainsi, pour mettre fin à l’état d’insalubrité remarqué sur Hay Dermouche et Sliki, l’autorité de la commune a jugé utile de désigner à cette fin un lieu de collecte des évacuations ménagères, et surtout, insiste un commerçant du quartier, « pour que cela ne devienne pas une décharge en milieu résidentiel, et a quelques mètres d’institutions publiques ». Installée en bordure de route – pour que celle-ci soit à portée des mains des éboueurs et autres camions ramasseurs d’ordures-, les écoliers de l’école primaire Dermouche passant et repassant par là ont fini par s’habituer aux odeurs nauséabondes se dégageant de ces « entassements » dégoûtants ; idem pour les lycéens des deux Hay sus-cités inscrits au lycée Okba. Etant à l’écoute des moindres tracasseries, et autres désagréments ressentis au niveau de la base citoyenne, l’APC de Lakhdaria n’est pas demeurée insensible aux doléances relatives aux impropretés relevées sur cet espace puisqu’il y a deux mois de cela, informe le commerçant, « une benne à ordures a été placée sur les lieux-mêmes et devant recueillir les évacuation des foyers ». Cet équipement aurait pu mettre fin aux programmations d’horaires irréguliers des passages des camions-collecteurs et permettre une régularité, « laquelle régularité, fait remarquer le vendeur, « fait défaut et contraint par là même des habitants à se débarrasser n’importe comment de leurs déchets en constatant la benne remplie à fond », résultant d’après lui « de la lenteur des interventions des ramasseurs, lesquels ne pointent que quatre jours après le déchargement de la première benne ». « Pourtant, ce n’est pas la mer à boire, conclut-il. Il a été constaté que la benne se remplissait en fin de chaque soirée. Alors pourquoi n’intervient-on pas à ces moments-là ? »

A. Chérif