En effet, ce jeune collégien ne manque pas d’attirer par sa technique et ses performances l’attention de nombreux observateurs avertis du tatami, lequels lui prédisent une grande carrière. Et ils n’ont pas tort, puisque lors du festival national des jeunes talents qui s’est déroulé du 10 au 12 juillet à Béjaïa, Bouhala, s’est illustré de fort belle manière en surclassant avec beaucoup de brio tous ses adversaires, avant de se voir injustement privé du titre suprême lors de la finale suite à une faute des arbitres. Frustré sur le champ d’avoir été spolié du titre qu’il méritait amplement, le jeune garçon d’Ath Douala a retrouvé peu de temps après tous ses esprits et s’est senti soulagé après que tout le monde ait reconnu sa supériorité et surtout l’erreur d’arbitrage. Si notre jeune judoka a réussi son parcours c’est grâce au concours de ses deux entraîneurs, Djillali Kalane et Abdenour Si Amour, deux véritables formateurs, qui ne cessent de l’orienter à l’instar de ses autres coéquipiers. Bouhala qui sait que le chemin à parcourir est encore long ne ménage aucun effort aux entraînements à l’instar des autres athlètes du club qui ambitionnent eux aussi de se frayer un chemin vers les sommets. On peut citer la jeune Chabha Djerroum, qui a déjà réussi à s’offrir son premier podium au championnat national. Mais il faut dire que cette volonté qui anime tous ces athlètes ne suffit pas, eux qui n’ont jusque-là même pas de salle pour s’entraîner. Les responsables concernés doivent se pencher au plus vite ce problème afin de doter cette région, qui ne cesse d’enfanter des champions, d’une véritable salle de sport à la mesure de leurs ambitions. C’est la moindre des choses. Malgré cet aléa, notre jeune champion ne se décourage pas. Il continue à aller de l’avant, lui qui a la tête pleine de rêves. Il a le droit de rêver et pourquoi pas être l’un de ces futurs grands champions dans une discipline qui a offert à l’Algérie les deux uniques podiums aux derniers Jeux Olympiques de Pékin grâce à Benyakhlef et Soraya Hadad. «Oui j’ai de l’ambition et je veux réussir une grande carrière, je sais aussi que la pratique de n’importe quel sport demande de la persévérance et beaucoup de sérieux. Grâce aux conseils de mes entraîneurs et aux encouragement de ma famille et mes amis, je fournis à chaque fois plus d’efforts afin de parvenir un jour à réaliser mes rêves dans ce sport que j’aime plus que toue autre chose» confie le jeune Rabah qui est considéré avec sa coéquipière Djerroum comme les nouveaux portes-flambeaux des Ath Douala et futurs espoirs du judo national.
S. Klari
