La Dépêche de Kabylie : Peut-on connaître le bilan de votre section ?
M. Chebihi Mustapha : Notre bilan est très positif. Sportivement, on a pu décrocher le titre de champion d’Algérie cadet et un autre de vice-champion d‘Algérie grâce à la paire Teciba et Benzaid. Ce dernier est international et il a participé aux tournois internationaux en Égypte et en Tunisie On a en seniors Mouhoub Chebihi qui est classé dans le top 20 national alors que Bouledjloud Mahmoud est bien classé dans la catégorie cadette. Il ne faut pas oublier notre benjamin, Yousfi Ilyes, qui est pratiquement champion d’Algérie dans sa catégorie. D’autres jeunes qui grimpent vont prendre la relève dans un proche avenir ; ces derniers ont participé à des tournois régionaux où ils se sont illustrés avec bravoure. Au niveau de la région est, Béjaïa domine et reste toujours en tête alors qu’en nationale elle est pratiquement 2e et 3e après le Mouloudia d’Alger et le COST d’Oran.
Pour pouvoir décrocher des titres, il faut un minimum de moyens. Quelle est la situation de votre section financièrement parlant ?
On remercie beaucoup les sponsors qui nous aident énormément : on arrive tant bien que mal à s’en sortir : l’APC de Béjaïa et le CSA nous aident bien sûr en fonction des moyens.
On a un Fonds de roulement assez conséquent et plus ou moins bien ; on gère ce petit budget en fonction des déplacements et des rencontres qu’on dispute ; on se contente du peu en attendant d’avoir des jours meilleurs
Et pour les moyens pédagogiques……
On a des encadreurs à la hauteur du club avec un Chafik Yousfi qui est DTS, il gère bien la section car il est diplômé dans la spécialité tennis. On a des entraîneurs qui étaient d’anciens athlètes : ils ont été formés et accomplissent leur boulot convenablement.
Notre section renferme entre150 et 200 athlètes avec un groupe de loisirs. Ce sont des jeunes que le comité de la section essaye de récupérer car aucune autre section ne veut d’eux parce qu’ ils sont âgés( 16 à 18 ans), donc on les récupère et ils peuvent venir pratiquer du tennis avec un entraîneur. Moi, je préfère les voir ici qu’ailleurs.
Pour cette saison, on va créer une 2e école pour les chérubins de plus de5 ans afin de préparer l’avenir.
Le site dont vous disposez est-il adéquat ?
Malheureusement non : on manque d’infrastructures surtout pour le nombre surélevé de jeunes qui veulent pratiquer le tennis. On n’a pas assez d’espace aménagé car nous ne disposons que de 4 cours alors que le minimum est de 6 pour un club d’élite. C’est la raison pour laquelle on ne peut pas former une élite dans cette discipline à Béjaïa. On ne peut pas refuser à un parent la pratique du tennis pour son enfant mais on est surchargé. C’est un sport individuel. Si vous avez 20 athlètes sur le terrain chaque tennisman attendra une moyenne de 20 minutes pour avoir sa touche de balle et c’est pour cela que cette année on a décidé de réduire l’effectif, on va voir avec les parents et il faut qu’on trouve la solution afin de mettre 12 sur le terrain
Puisque le site est exigu, avez – vous sollicité les responsables pour son aménagement ?
L’infrastructure appartient à l’APC et c’est elle qui la gère ; on a de l’espace à côté mais on a un problème avec le Parc national de Gouraya(PNG), et comme le relief est très accidenté ça nécessite donc de grands travaux car il faut descendre un peu plus bas pour pouvoir gagner de l’espace. Tout ça reste lié à la volonté de nos responsables. Si vraiment il y a de la volonté, on pourra tout faire.
Les membres du CSA, et lors de l’AGE, ont renouvelé la confiance à Mr Bouledjloud. Un commentaire ?….
Je le félicite ainsi que toute son équipe ; je veux dire sincèrement que c’est une équipe avec qui j’ai travaillé et je suis très fière de cette équipe ; c’est des gens qui travaillent ; ils sont là pour servir le sport et les jeunes. Heureusement que ses gens sont là, sinon c’est la faillite du sport.
Quel est l’objectif du club pour cette saison ?
Notre premier objectif est le championnat d’Algérie ; on a une jeunesse qui est en train de grimper pour peu qu’on leur mettent des moyens, qu’on les aide, qu’on soit derrière eux.
Mais il y a aussi une grande part de responsabilité des parents, surtout que c’est des jeunes qui ne s’entraînent que les lundi et jeudi après-midi et vendredi matin ; c’est par rapport à leurs journées de repos. Le problème des parents est la manière dont ils ramènent leurs gosses : ils lâchent leurs enfants et ne descendent même pas de la voiture, et heureusement qu’ils ne sont pas nombreux, mais ils oublient que le gosse a besoin de l’assistance de ses parents, ça l’encourage quand il s’entraîne sous le regard de ses parents, mais je m’excuse pour le terme, c’est devenu une crèche ; ils ne viennent pas discuter avec leur entraîneur ni se demander s’il a besoin d’aide ou s’il a besoin de cours particuliers. On doit aider l’enfant surtout s’il a des capacités d’être un athlète de haut niveau. Heureusement que tous nos athlètes ont réussis leurs cursus scolaires ; ils ont réussi à leurs examens et ils sont très bien aux études : ils prennent exemple sur leur entraîneurs qui sont des modèles. C’est un plus pour eux !
Je vous laisse le soin de conclure…..
Je dis que la saison sportive va commencer ; on avait prévu pour le 1er septembre les inscriptions et le début des entraînements mais malheureusement avec la chaleur les parents sont réticents ; on va transférer ça après ramadhan ; les compétitifs ont déjà commencés.
Je remercie notre bureau du CSA et l’APC de Béjaïa qui nous a promis de réaménager un peu le site, de donner un peu de vie à ce mini-complexe ; on compte beaucoup sur la municipalité. Je remercie beaucoup la Dépêche de Kabylie et votre bonne volonté de venir vous inquiéter de notre discipline.
Entretien réalisé par Zahir Hamour
