La rentrée n’a pas eu lieu à Ath Khelifa

« Nous demandons le départ du directeur et des enseignants » nous disent les membres de l’association, telle semble être la principale revendication des parents d’élèves de l’école d’Aït Khelifa, un village de la commune d’Abi Youcef. Suivant un rapport adressé à la Direction de l’éducation, en date du 4 avril dernier, les habitants retraçant l’historique de leur école, accusent les enseignants d’être à l’origine du peu de réussite de leurs enfants dans leur cursus scolaire. Ils mettent en avant le nombre restreint, des élèves, qui vont au delà du BEM alors que ceux qui atteignent l’université se comptent sur les doigts d’une seule main. Certaines statistiques locales montrent que sur les soixante-cinq élèves inscrits en première année primaire, pour l’année scolaire. 1983/84, douze pour cent (12%), seulement ont atteint la classe de terminale et aucun d’entre eux n’a obtenu son baccalauréat. Ce qui est ici, qualifié de « désastre ». Par ailleurs, « la promesse de l’académie, quant au changement du personnel, exerçant dans notre école n’a pas été tenue » ajoutent les parents qui nous ont joints pour nous informer de leur action. Une délégation de plusieurs personnes s’est, par la suite, rendue à la Direction de l’éducation de Tizi Ouzou pour y déposer la pétition et être éventuellement reçue par des responsables. L’inspecteur du primaire que nous avons pris soins de contacter, nous affirme que « le domaine pédagogique n’est pas du ressort des parents d’élèves qui doivent s’en tenir à leurs prérogatives », ajoutant qu’en dehors des responsables autorisés par le ministère de l’Education, aucune association ou collectif n’est habilité à juger le travail pédagogique d’un enseignant. Partant du principe que l’équipe en place à l’école a obtenu des résultats encourageants, il ne peut que lui renouveler sa confiance. En effet, le premier responsable du secteur éducatif, au niveau d’Aïn El Hammam, nous apprend que l’école incriminée a obtenu dix-sept admis sur dix neuf candidats à l’examen d’entrée en sixième subi par les cinquièmes années. Il ajoute que certaines personnes aux desseins inavoués, ont créé ce conflit qui, en définitive, pénalise les 180 élèves inscrits à l’école d’Ath Khelifa. Par ailleurs, il faut noter que samedi matin les enseignants se sont présentés normalement à l’établissement avec l’intention de recevoir leurs élèves. On espère que les vacances de ces enfants ne se prolongeront pas plus que de raison. Ce qui se ferait au détriment de leur scolarité.

A. O. T.