Les routes algériennes demeure de plus en plus meurtrières, tuant ainsi de milliers de vies humaines, notamment sur les routes de la wilaya de Béjaïa. En effet, l’avaleuse de vies humaines a fait 33 victimes dans 290 accidents de la route. Ces derniers ont également causé des blessures à 457 autres durant le premier semestre 2008, mentionne un bilan établi par la Gendarmerie nationale. La majorité des accidents, dont le nombre estimé à 290 cas, ont été produite sur les routes nationales, précisément à hauteur des axes 9, qui relie Béjaïa à Sétif, l’axe 12, joignant Béjaïa à Tizi-Ouzou, par El-Kseur, et 26, liant, El-Kseur aux limites de la wilaya avec celle de Bouira. La RN. 75, reliant Béjaïa à Sétif, sur le flanc sud traversant Barbacha, bien qu’avec un bilan moindre, reste fort redoutable avec à son tableau 17 accidents, 32 blessés et 3 morts, a-t-on signalé. Quant à leurs causes, le facteur humain est impliqué en premier lieu dans ces accidents, en commettant ainsi des erreurs de conduite, comme l’excès de vitesse, les dépassements dangereux et le non respect de priorité, a-t-on noté, relevant par ailleurs, d’autres causes, comme l’implication des piétons, l’état des routes et l’état des véhicules. Classant par catégorie les conducteurs impliqués, c’est la tranche d’age balançant entre 18 et 29 ans qui est la plus impliquée avec un nombre de 135 accidents, suivie par celle de 30 et 40 ans. Il est à rappeler que ce bilan a été présenté lundi à la clôture d’une campagne de sensibilisation organisée autour du thème générique de la prévention contre les dépassements dangereux, bien qu’il est considéré élevé, reste tout de même inférieur à celui de l’année 2007 à la même période, durant laquelle il a été enregistré 50 morts et 530 blessés, a-t-on précisé.
Lynda Louifi
