Guerrouma, située à 35 km de Lakhdaria, aurait eu le statut de commune dès 1958 selon ses villageois, des agglomérations de zônes rurales qu’elle dépassait, question prospérité en ces temps là, seraient nommées daïra grâce aux efforts consentis par les élus qui se sont succédés à la tête de ces assemblées communales. Guerrouma qui regrouperait 1 500 à 2 000 habitations avec environ 18000 âmes, a selon Esseïd peu évoluée, et bien sûr qui n’avance pas recule ». A son avis « l’abondance des maisons est cette préoccupation comme priorité première dans la localité ». Toutefois, dans le cadre du programme portant suppression de l’habitat précaire, Esseïd note : « Il y a environ 200 foyers qui ont bénéficié de cette aide, mais les autres dossiers n’ont pas connu de suite ». Evidemment, l’explication au blocage de l’opération RHP au niveau de Guerrouma est connue de tous, y compris pour Esseïd. « La parcelle de terre dégagée sur le lieudit Zouadna devant accueillir le projet, a été durement ébranlée par le séisme de Boumerdès ». Après donc les réserves émises par le CTC et les services de l’Urbanisme, ajoute Esseïd « le projet des 150 logements en RHP retenu initialement sur Zandna à été affecté sur Guerrouma-centre, où 60 logements sont en cours de réalisation ». Par ailleurs, l’état impraticable du stade devant recevoir les joutes des sportifs locaux, le tronçon non bitumé reliant Sebt à Guerrouma, et le peu de moyens dont dispose la salle de soins pour mener à bien notamment les séance de consultations médicales, cite Esseïd, « Restent pour l’heure des doléances non encore résolues ». Aussi, des localités de zônes rurales telles que Guerrouma, puisant leurs principales ressources des élevages ovin, bovin et avicole ont accueilli avec satisfaction les récentes décisions portant protection et multiplication des cheptels locaux. Ceci, dira Esseïd, « permettra à Guerrouma de tirer son épingle du jeu s’agissant de l’objectif des 10 000 unités d’élevage que compte atteindre la tutelle ». Seulement, fait-il remarquer, « le délai de 12 mois prévu au remboursement est relativement court pour l’éleveur appelé attendre la mise bas, à engraisser les petits, et en dernier lieu vendre pour honorer ses crédits ». Mais sur toutes les préoccupations répertoriées à Guerrouma, celle relative à l’alimentation en eau potable des hameaux avoisinants, à l’exemple de Ouled Hamdène, Ouled Allel, Taâracht et Djouaadja, est plus ressentie que d’autres. A ce sujet, termine Esseïd, « il n’y a que Guerrouma-centre et Abdenour qui en ont, les autres font appel aux colporteurs moyennant 700 DA les 2000 l ».
A. Chérif
