La rentrée scolaire a été entamée officiellement ce début de semaine avec comme chaque année ses carences, voire ses contraintes, à l’image du transport scolaire. Ce volet reste l’une des préoccupations majeures des élus locaux, compte tenu du fait que ce dernier est géré directement par la commune. L’une des localités qui endure cette carence est la commune d’Ath Mansour distante de 40 km à l’est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, laquelle, abstraction faite de deux bus dont elle dispose et qui activent continuellement, endure encore cette situation.
« Le problème du transport scolaire reste toujours posé dans ma commune », a déclaré Youcef Amrane, maire de la commune. Plus loin, il continue encore : « Il y a 240 élèves qui fréquentent le lycée situé au niveau de la commune de M’chedallah distante de 10 km ; nos moyens de transport existants ne peuvent satisfaire l’ensemble des élèves en leur garantissant l’acheminement vers leurs établissements en même temps pour éviter les retards même si les rotations sont continuelles jusqu’au dernier scolarisé. »
« La même contrainte d’ailleurs, poursuit-il, ne touche pas que ce palier puisque même la disposition actuelle du CEM (au centre de la commune) ne répond pas à la norme de l’équidistance entre les différents quartiers : certains d’entre eux sont à considérer loin de l’établissement ».
Les solutions possibles, du moins dans l’immédiat, restent selon le maire « bien évidemment de bénéficier d’un autre bus de transport scolaire, sinon la solution idoine reste la construction d’un lycée au niveau de la commune ».
Il est tout de même à noter que ce volet du « transport spécifique » est géré par les communes de manière directe, la DAL, sans omettre participation de la DAS dans son caractère de solidarité, et enfin la Direction du transport par la délivrance des autorisations d’exploitation et les attestations pour les opérateurs privés liés aux communes par uns convention dans le but de compléter le transport public existant d’un côté et de l’autre combler la carence constatée en la matière…La wilaya de Bouira a vu pas moins de 40 communes bénéficier des opérations du transport scolaire dans le cadre de la solidarité nationale donnant une moyenne de 3 bus ou fourgons par commune. Cependant, des efforts restent à consentir car il y a encore des communes qui voient encore leurs progénitures parcourir des dizaines de kilomètres par jour pour rallier leurs établissements éducatifs. Aussi, la majorité des parents d’élèves, en particulier les familles nécessiteuses, et « les villages éloignés » devraient être pris en charge par les communes, sinon pour le restant d’entre eux c’est le prix du voyage avec une réduction des tarifs car il n’est pas évident de faire face aisément à toutes ces charges au moment où le pouvoir d’achat ne cesse de s’éroder et que dans de nombreux cas les parents d’élèves sont contraints d’assurer le transport au minimum pour deux de leurs enfants scolarisés.
F. K.
