La rencontre tenue avec le secrétaire général, la première du genre, tant attendue par les membres du Conseil national des enseignants contractuels n’a fait que pousser les enseignants à être plus que jamais déterminés à reprendre leur protesta. A commencer par un rassemblement prévue pour demain à 13h, devant la Présidence de la République à El Mouradia. En effet, les membres du Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) déplorent la dernière déclaration du ministre de l’Education nationale qui a affirmé : » Le seul recours à l’intégration, c’est de passer le concours ». A cet effet, ils se sont posés la question » si c’est illégal, pourquoi l’intégration de 1993, 2001 et 2004 et l’intégration partielle de 2006 ont-elle été faites ? « . Au cours de leur dernière rencontre avec le SG de la tutelle, ce dernier leur a confirmé que » l’intégration de 2001 est une erreur, car sur 43 mille enseignants contractuels, 6 000 seulement ont été diplômés. » Les enseignants contractuels, faut-il le rappeler attendent une deuxième rencontre avec le SG de la tutelle. A ce sujet, il a appelé les parties concernées à trouver une solution exceptionnelle à ce problème qui a trop duré. » Nous ne sommes pas des hors la loi, mais nous savons que les concours ne sont pas crédibles, » a-t-il ajouté. Il a indiqué que » les dossiers de la majorité des enseignants contractuels sont rejetés lors du dépôt sous différents prétexte comme c’est le cas des ingénieurs qui occupent des postes vacants pendant des années, de deux à quatorze ans. «
Par ailleurs, et en ce qui concerne les salaires non versés, un autre membre du CNEC dira que » le ministre a déclaré qu’ils seront attribués avant le mois de Ramadhan ; mais malheureusement ces salaires non versés depuis trois ans n’ont pas été attribués à l’exception des salaires d’une année d’exercice ; alors quand comptent-ils attribuer les salaires de deux autres années ? », s’est-il interrogé. Pour rappel, dans la plate-forme de cet organe syndicale figurent » la régularisation de la situation des enseignants contractuels et leur intégration quel que soit leur spécialité, le versement des salaires non versés depuis trois ans et de bénéficier des primes de documentation et de qualification. «
Ces enseignants contractuels réclament également la titularisation des enseignants contractuels après une année d’exercice et la réintégration de ceux révoqués abusivement.
Lemya Ouchenir
