Situation inextricable du ramassage scolaire

La commune de Saharidj (50 km à l’est de Bouira), comptant un nombre important d’élèves – tous paliers confondus – transportables aux vues de l’éloignement dont ils souffrent, se trouve, à l’occasion de cette rentrée, à la croisée des chemins. En effet, et selon les déclaration de l’adjoint au maire, M. Khaber Hamou, les espoirs placés dans le projet d’attribution de bus par l’APW de Bouira, sont tout bonnement tombés à l’eau dés lors qu’il s’est avéré que cette commune est tout bonnement rayée de la liste des bénéficiaires. Selon ce responsable municipal, l’APC de Saharidj avait même eut la décision d’attribution d’un bus en début de l’opération annoncée en grandes pompes, mais grande était leur déception quant, après avoir pris attache avec le fournisseur pour l’établissement des documents d’usage, il s’est avéré le manque d’un document qu’ils n’avaient pu formuler dés lors que leur commune ne figure pas sur le P-V remis à la DAL. Ainsi et après des démarches auprès du cabinet de l’APW, une promesse de rétablissement de la situation avait été faite par ce dernier mais sans que la fin du blocage n’eût été signifiée. Notons que la commune de Saharidj peine déjà à assurer le transport scolaire aux centaines d’élèves scolarisés soit au niveau des établissements de la commune ou ailleurs au niveau du chef-lieu de la daïra de M’chedallah. A présent, selon les responsables de l’APC, on compte pas moins de 125 collégiens et 70 lycéens à transporter quotidiennement. La plupart de ces élèves habitent au niveau des villages de montagne à l’instar de M’zarir, Illiten et Beni Hammad. Ceux à qui s’ajoute la quarantaine d’élèves du village d’Ath Oualvane et la cinquantaine d’autres (en classe terminale) scolarisés au niveau des lycées de M’chedallah. D’autre part, faut-il noter que cette commune ne dispose que d’un minibus de 24 places ne pouvant être utilisé au niveau des zones de montagne, un fourgon de 16 places et deux autres de 12 places chacun, qui sont dans un état de dégradation avancé. Une situation qui ne laisse absolument pas de marge de manœuvre aux responsables de cette municipalité qui croule déjà sous la dette engendrée par ce même transport scolaire, où l’on a enregistré quelque 80 millions de centimes de dettes contractées au cours de l’année dernière. C’est dire que les responsables de la wilaya doivent revoir leur copie et prendre les mesures adéquates pour réhabiliter cette commune à son droit à un bus, pouvant à coup sûr atténuer la pression qui s’exerce sur les responsables de cette commune.

N. Agguini