En moins de quatre jours seulement, plus de 2024 hectares sont partis en fumée du 8 au 11 septembre derniers dans 124 incendies enregistrés durant la même période.
Ces derniers ont causé, selon un bilan provisoire de la cellule de crise installée pour la circonstance, quelque 1924 arbre fruitiers, 2810 oliviers, ont été dévastés par les flammes. Les incendies auront donc « consommé » au bout de quatre jours d’importantes seperficies forestières et arboricoles, le mois d’août n’était pas en reste dans cette vague dévastatrices. Selon M. Ghozali, chargé de la communication à la Protection civile de Tizi-Ouzou, il a été enregistré quelque 116 incendies dont 46 ont causé la perte de 235 hectares, 23 incendies de maquis qui ont dévasté 170 hectares, 40 incendies de broussailles qui ont causé plus de 240 hectares brûlés, notre interlocuteur précise dans la foulée que ces incendie ont touché plusieurs localités de la wilaya de Tizi-Ouzou « neuf incendies ont été signalés à Aït Yahia Moussa, d’autre à Aït Yahia, Tizi n’Tleta, Azefune, Idjen, Abi Youcef, Aïn El Hammam, » nous dira M. Ghozali. Même si aucune perte humaine n’est signalée officiellement, il demeure que cette vague d’incendies n’a pas manqué de provoquer une véritable panique sur tout le territoire de la wilaya, officiellement, les service de la Protection civile ont enregistré un cas de brûlure grave (3ème degré) à Aït Yahia Moussa ayant nécessité son transfert vers le CHU de Tizi-Ouzou. Pour rappel, les citoyens de cette contrée du sud de la wilaya ont mené un mouvement de protestation, des émeutes ont éclaté et le pire a été évité de justesse. Il faut noter dans ce sillage que même si les incendies ont touché pratiquement beaucoup de localités, la Kabylie maritime reste toutefois la plus touchée. Un sombre tableau s’offre à présent du massif forestier de cette région qui était jadis une fierté pour toute la population. De tigzirt à Azefoune en passant par Iflissen et Aït Chafa, les feux ont dévasté des milliers d’hectares. La question que se posent maintenant les victimes est de savoir si réellement il seront indemnisée par l’Etat. En tout cas, il semble que l’opération traditionnelle de recensement suit son cours, les victimes parmi les paisibles citoyen, nourrissant le vœu de voir l’Etat régler cet épineuse question d’indemnisation : « Les incendies sont venus cette bout de mon poulailler dans lequel il y avait plus de 1000 poulets, qui me remboursera tout ça. C’est l’investissement de plusieurs années qui part en fumée en quelques secondes » nous dit un citoyen d’Aït Yahia Moussa.
A. Z.
