Thimechret, Agouni n’Teslent au rendez-vous

Comme chaque année, les enfants d’Agouni n’Teslent étaient tous réunis, jeudi dernier, pour assister au rituel du sacrifice. Les résidants tout comme ceux qui habitent aujourd’hui les villes, ont tous tenu à être présents, pour se ressourcer à cette énième fête, synonyme de retrouvailles et d’échanges entre les villageois. Pour ce sacrifice, le comité du village a réuni, auparavant, la somme nécessaire à l’achat de cinq bœufs, en plus des vingt-quatre moutons offerts par les bienfaiteurs d’Agouni n’Teslent. L’après-midi du jeudi a été réservée à l’immolation des bêtes dont les carcasses sont restées suspendues jusqu’à vendredi matin. Les enfants qui ne ratent la cérémonie d’abattage pour rien au monde, sont les premiers à profiter de la viande.

Dès que la découpe commence on prend soin de préparer puis de remettre un steak, à chaque enfant du village, en attendant que les parts revenant à leur famille soient prêtes. Celles-ci appelées « Thikhamines », toutes identiques en poids et en qualité, sont composées des différentes parties de la bête (steak, abats, etc. ). Thakhamth est la quote-part revenant à chaque groupe de six personnes. Même si les démunis ne participent pas, financièrement à l’achat des bœufs, la part leur revenant est identique à celles de ceux qui, à titre d’exemple, offrent un bœuf.

L’égalité entre les membre de la communauté est une des règles régissant cette fête. Notons que Thimechret, qui peut se dérouler à l’Aïd, l’Achoura ou à l’occasion d’un quelconque événement à caractère religieux, n’est plus aussi courante que dans les années 70. Dans de nombreux villages où on ne l’évoque même plus, les enfants de la nouvelle génération n’y ont jamais assisté. Pourtant, en plus de rassembler les villageois, elle contribue à rappeler à nos enfants quelques facettes des coutume de nos aïeux. Pour Agouni n’Teslent qui ne rate jamais ce genre d’occasion, disons bravo.

A. O. T.