Chronique du temps qui passe

Seules les rues, mosquées, cafés et cybers étaient disponibles pour accueillir la population masculine qui essayait tant bien que mal de veiller avec les moyens de bord.

Heureusement, le maire et le turbo Makhlouf Laib, élu APW, ont réagi immédiatement, et ce en tenant une réunion d’urgence pour rappeler à l’ordre le comité communal des sports et fêtes d’El Kseur et donner feu vert à l’adjoint maire Kamel Akkour, chargé du volet socioculturel pour prendre attache avec le Mouvement associatif dans le but de créer de l’animation culturelle.

C’est ainsi qu’une cérémonie de récompense des champions sportifs a été célébrée au complexe sportif de proximité de Berchiche. Et, enfin, les El Kseurois ont retrouvé le sourire et c’est avec joie qu’ils ont assisté au concert chaâbi animé par Cheikh Mokhtar Achouri, au gala artistique de Zovir Moussaoui et Sofiane Anou, aux pièces théâtrales de la troupe Lahbab qui mérite aide et encouragements, au récital poétique organisé à la Maison de jeunes « Mouloud-Feraoun », à l’exposition des scouts Salhi Hocine et de l’atelier de peinture « Regards-pluriel » du jeune maître Djamel Bouali…

Côté social, l’APC avait dégagé une somme de cent millions de centimes du budget communal et lancé appel aux investisseurs et à toutes âmes charitables sensibles à toute action de bienfaisance d’apporter aide et soutien par des dons en denrées alimentaires, effets vestimentaires ou participation financière. Le dynamique Kamel Akkour ne ménage aucun effort de jour comme de nuit pour collecter des dons, établir les listes des familles qui sont dans le besoin en collaboration avec le Mouvement associatif, supervise l’opération de distribution de couffins de ramadhan comportant de denrées alimentaires de première nécessité tels la semoule, l’huile de table, le sucre, le café. Par ailleurs, comme dans un élan actuel, le comité local du Croissant-Rouge algérien (C-RA), animé par l’infatigable et combattante Mlle Samia Allioui, en collaboration avec des bénévoles, organise et prépare le repas chaud du F’tour aux nécessiteux de la ville ; c’est ainsi que la cantine de l’école Hammoumou Akli Ain Lahlou, verra tout le long du mois de ramadhan ses portes ouvertes pour recevoir les démunis pour le repas de la rupture du jeûne. La mairie pour sa part, a pris en charge le transport, l’eau potable (citerne)… Toutefois, l’affectation d’agents pour assurer la garde de la cantine scolaire fait défaut.

Pour le 27ème jour du mois sacré, une cérémonie de circoncision est programmée au profit des enfants. Par cette action de solidarité agissante, le peuple algérien, en général, et la Kabylie en particulier, retrouveront l’ ancrage dominant de fraternité, une marque héritée et forgée par un rapprochement social, le bonheur et la paix. La rentrée scolaire s’est déroulée dans de bonnes conditions, malgré la suppression de postes budgétaires dans le primaire et la surcharge des classes dans les quatre CEM de la ville. Toutefois, une pratique, malsaine, qui n’honore guère la famille éducative en général et l’inspection du primaire d’El Kseur en particulier, mérite d’être signalée : en effet l’école de Berchiche s’est contentée d’inscrire deux enfants nés en 2004 sur la liste du préscolaire (le fils du maire et la fille d’un technicien en urbanisme. ) D’ailleurs, l’association des parents d’élèves a saisi les différentes autorités et attend avec impatience la réparation de cette injustice. Vu le nombre important de fidèles qui viennent accomplir la prière de Tarawih, et l’exiguïté de la salle de prière, le président de l’association religieuse de la mosquée « Emir Abdelkader » de la ville a invité le fonctionnaire qui travaille à la Direction des affaires religieuses de Béjaïa et occupe depuis plus de quatorze ans les deux salles coraniques de ladite Mosquée, afin de leur libérer au moins une salle. Malheureusement, il y a un malentendu et il a été accusé par l’occupant d’insultes et outrage et une plainte a été déposée contre lui au niveau de la sûreté de Daïra. Côté marché, les pères de familles sont laminés par la hausse vertigineuse des prix, même la Zlabia est vendue à 160 DA le kilogramme. Signalons au passage que les héritiers de feu Da-Moussa, très célèbre fabricant de succulentes zlabias, ont abandonné ce métier à cause de la cherté des produits.

Les commerçants et les transporteurs d’El Kseur sont constamment concurrencés par les clandestins, malgré les quelques descentes des services de sécurité. Un citoyen, Da-Rabah, nous dit que l’incivisme gagne du terrain à El Kseur. C’est vrai, nous avons remarqué cela, depuis le départ de la gendarmerie, la police est quelque fois dépassée, surtout le jour du marché. Malgré l’ouverture de la sûreté urbaine de Berchiche et la bonne volonté du nouveau jeune commissaire, certes, il y a un léger mieux, d’ailleurs le nombre de vols a diminué. Mais, l’Etat doit mettre à la disposition de la sûreté de Daïra d’El Kseur l’effectif et les moyens nécessaires surtout avec l’ouverture des deux cités universitaires. En prévision de la rentrée universitaire, grâce au suivi et aux pressions du nouveau wali, les entreprises des différents chantiers de la cité Tercha et de la route principale de Berchiche travaillent même la nuit, car tout doit être prêt avant le 4 octobre prochain. Malgré cela, la circulation routière à El Kseur connaîtra de sérieuses perturbations car le projet de réalisation d’une déviation de la ville de Berchiche vers Sonelgaz est jeté aux oubliettes. L’arrêt de bus a été délocalisé afin de laisser place à la construction d’un nouveau Siège de la mairie. Le Bureau communal chargé de la réglementation est submergé par les citoyens, surtout ceux qui sont sommés par l’affichage des Services de la daïra de fournir un dossier pour postuler à un logement social. Bien que le décret auquel il se réfère soit clair comme l’eau d’une roche, le chef de daïra a exigé des postulants un certificat de résidence et a obligé les agents de la mairie à transgresser les lois de la République. La polyclinique de la ville, grâce à son nouveau statut, est devenue autonome de l’hôpital d’Amizour. La population attend du ministère sa dotation en équipement matériel et personnel médical spécialisé.

Ameziane Kedjat