Une seule benne pour trois quartiers

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Ici et là aux alentours de la benne à ordures, remplie au maximum et placée au niveau de la cité Zizi, des jeunes et moins jeunes ne trouvent plus où débarrasser leurs détritus, chargent à fond le collecteur, et poussent ainsi ce dernier au “débordement”. La cité Zizi n’exploite pas toute seule le matériel dont l’a doté l’APC, d’autres hays en l’occurrence la rue Abane-Ramdane partant du centre-ville de Lakhadria jusqu’à l’entrée Baïri, et les deux bidonvilles précédant cette dernière participent à cet état de surcharge d’immondices prévalant au sein de ce milieu d’habitations. “Déjà le hay Zizi, explique Nordine, un jeune de ce quartier regroupe environs 80 foyers constitués à 60% de 3 ou 4 ménages à l’intérieur de chacun”, en ajoutant à cette population les deux lots de maisons précaires situés en face, continue Nordine. “On voit mal comment une seule benne à ordures pourrait contenir autant d’évacuations ménagères.” Malgré ce décor dégageant parfois des signes de laisser-aller, et d’abandon des lieux, les services concernés de l’APC, selon le résidant, “pointent régulièrement sur la place, peut-être pas à des heures régulières, mais ils vident tout de même quotidiennement la benne”. Ainsi, juste après le remorquage de la benne pleine à craquer, son déversement à la décharge publique de Tiliouine et son replacement au lieu initial, les locataires des quartiers sus-cités affluent de nouveau avec des sacs à la main vers l’équipement à peine vidé. Devant cet état de fait, où se vérifie au jour le jour le manque de matériels de collecte des ordures ménagères, les concernés, déclare Nordine “ne sont pas restés les bras croisés, et ont exprimé l’urgence de doter la cité d’une seconde benne”. En tout cas cette doléance n’a pas été satisfaite pour l’heure et la place dégagée a cette fin n’accueille qu’une seule benne, ceci regrette Nordine “est incompréhensible sachant que plusieurs hays disposent de ces équipements mais ils ne s’en servent même pas, et les ordures sont à même le sol.”

A. Chérif

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