Le wali de Bouira s’est montré ferme au sujet de la crise qui couve depuis le dernier scrutin électoral au sein de la commune de Haïzer. Ali Bouguerra a, à cette occasion, remis les pendules à l’heure en écartant définitivement toute éventualité de dissolution de l’Assemblée communale élue en novembre 2007. S’exprimant en marge de la cérémonie de l’installation du nouveau chef de daïra et en présence de l’ensemble des élus, des notables et de nombreux citoyens, le premier responsable de la wilaya s’est montré catégorique. Le wali n’est pas allé par quatre chemins pour annoncer publiquement que l’optique d’une dissolution de cette assemblée est à oublier. « Nous sommes venus pour construire et non pas pour dissoudre, » a-t-il insisté. Dans le même ordre d’idées, le premier responsable de la wilaya expliquera que même l’engagement d’une telle procédure (dissolution) nécessitera du temps et au préalable des assises juridiques. En d’autres termes, la constitution d’un dossier de fond pour qualifier un manquement grave soit dans la gestion quotidienne ou bien dans le dysfonctionnement de cette entité publique. Mais dans le cas de l’APC de Haïzer, la situation est tout autre, puisque l’assemblée n’a jamais fonctionné pour être évaluée. Un peu plus loin dans son discours et toujours au sujet de la situation que vit la commune, le wali de Bouira n’a pas été tendre avec l’actuel maire qu’il a tenu comme directement responsable de la lenteur des initiatives pour le dégel de la crise. Pour lui, la mission du service public que doit assurer une commune doit être placée au dessus de toutes les considérations. A vrai dire, en l’absence d’un consensus et de toute autre solution à cette crise qui couve à l’APC, les pouvoirs publics avaient d’autres options pour assurer la gestion des affaires courantes, et ce par le biais de l’installation d’un commis de l’Etat à savoir, le SG de la commune, la DAL ou tout autre fonctionnaire nommé pour la circonstance. Mais telle n’est pas la vision du wali qui a souhaité que la gestion locale soit l’affaire des élus issus du suffrage universel pour diverses raisons. « La wilaya a une obligation de moyens et les élus une obligation de résultats », avait-il rappelé. Pour rappel, trois rencontres ont été tenues pour trouver un terrain d’entente. En vain ! La population locale, quant à elle, attend une réelle prise en charge de ces problèmes. Les citoyens de Haïzer souffrent de l’absence de beaucoup de commodités tels que l’eau potable, le gaz de ville et les routes. Ceci en plus de l’espoir qu’elle nourrit de voir un jour le tourisme ressuscité dans leur région, cette dernière dispose d’un énorme potentiel sur le plan touristique dont pas moins de 41 milliards de centimes seront allouées.
F. K.
