Brèves de Draâ El Mizan

Le projet d’équipement de la station d’épuration confié

Certes, la réalisation de la première phase de la station d’épuration des eaux usées à la sortie de Draâ El Mizan, en allant vers Tizi Ouzou au lieu-dit Barbarou a résolu en partie le problème de la pollution de l’oued, mais elle ne sera opérationnelle avec toutes ses capacités qu’en la dotant des équipements nécessaires. Selon une source locale, l’enveloppe financière qui s’élèverait à vingt-six milliards de centimes prévue pour ses équipements a été confiée à une entreprise spécialisée dans ce domaine. Notre source nous a confié, par ailleurs, que si le premier avis d’appel d’offres a été infructueux, le second a finalement abouti. Il faut dire que les services d’assainissement prévoient aussi sa rentabilisation dès sa mise en service effective. On croit savoir, que les eaux seront consacrées après traitement, à l’irrigation, surtout que le barrage sert maintenant à l’alimentation en eau potable. Signalons, dans le même ordre d’idées, que depuis l’implantation d’une agence spécialisée dans l’assainissement, des agents interviennent quotidiennement pour le nettoyage du réseau en débouchant avaloirs, bouches des regards, et égouts…

Cité 80-Logements APC/CNEP : le cadre de vie se dégrade

« Vraiment, ce quartier est devenu invivable. Tout y manque », telles sont les premières paroles recueillies auprès d’un résident à la cité 80-Logements APC/CNEP. En effet, si la façade donnant sur la route récemment bitumée présente un aspect agréable, il n’en est pas de même pour les autres façades. Si l’on prend la route qui mène à l’agence de la Sonelgaz, on ne se croirait plus qu’on est dans une ville : crevasses, nids-de-poule, pans entiers de bitume disparus… En tout cas, comme nous a dit un citoyen, ce n’est pas une route carrossable, encore moins une piste. Alors que l’autre façade donnant sur un terrain vague est dominée par des égouts qui se déversent dans la nature, en plus de tous les détritus de tout genre qui meublent ces espaces « verts », tandis que les locaux non encore vendus servent de lieux de regroupement aux noctambules. « Non seulement nous vivons dans l’insécurité totale, mais le tapage nocturne nous gêne au plus haut niveau », a ajouté un autre membre du collectif qui, en été dernier, a signé une pétition pour le bitumage de la route menant vers Boghni. Un autre interlocuteur nous évoque le problème de chiens errants devenu un véritable danger dans ce quartier.

Les cours de soutien aux élèves des classes d’examen lancés

C’est devenu maintenant une tradition la première semaine des vacances scolaires est consacrée aux cours de soutien aux élèves des classes d’examen. Et ce sont les écoles primaires qui les abriteront. Ainsi, dans les lycées en raison de la grève observée par les syndicats autonomes, cinq jours sont programmés pour les compositions du premier trimestre. Dans les collèges, chaque directeur a pris sa décision en solo. Car, des élèves de quatrième année vont suivre des cours de soutien, c’est-à-dire à entraîner les élèves à des situations d’intégration tandis que d’autres chefs d’établissements retiendront professeurs et élèves de tous les niveaux pour rattraper le retard causé par la grève. Dans les écoles primaires, les mardis soir y ont été déjà consacrés pour le rattrapage du retard. En dépit de tout cela, il faut dire que les retards dans certaines matières évalués à plus de trois semaines de travail, ne peuvent vraiment pas être rattrapés, notamment quand la circulaire ministérielle interdit l’utilisation des mardis soirs et des samedis matins. Les parents, tout de même conscients de ces retards, préparent de leur côté, leurs enfants aux différents examens en sacrifiant de leurs poches des milliers de dinars afin de régler les cours supplémentaires chez des professeurs à l’extérieur des établissements scolaires. En définitive, une chose est sûre : cette année scolaire est la plus perturbée de ces dernières années.

Amar Ouramdane