Le calvaire des étudiants

Dès l’aube, les arrêts de bus près de la mosquée de la ville sont pris d’assaut. « Depuis sept heures du matin, je n’ai pu prendre place. Les bus arrivent déjà pleins à craquer car les propriétaires ne respectent pas les arrêts. Ils prennent les voyageurs en dehors de l’arrêt habituel », fulmine une fille âgée à peine de vingt ans. Si les étudiants arrivent à prendre place en se livrant à des bousculades, les filles par contre reculent. « J’ai peur, il y a beaucoup de voleurs. Ils saisissent cette occasion pour subtiliser surtout les portables », grogne une autre fille. Effectivement, cette fille a raison quand on sait que de nombreux vols de portables y sont signalés. Les jeunes filles demandent que les lieux soient sécurisés.

Il faudra dire que c’est difficile pour une fille de se défendre devant ces jeunes sans scrupules. Dernièrement, une fille a été agressée car elle portait une chaîne en or. Devant cette situation qui met en péril ces jeunes filles, il est peut-être plus indispensable de prévoir une gare routière dotée de systèmes de sécurité.

« On demande que les transporteurs respectent le lieu où ils doivent charger les voyageurs sinon ce sera l’anarchie », nous nous dira un jeune étudiant qui avoue être intervenu pour sauver une fille poursuivie jusqu’à la station de bus par des malfrats.

Le nombre d’étudiant a tellement augmenté cette année que le nombre de bus ne répond plus à cette affluence surtout que ces bus n’assurent le transport que de deux daïras : Draâ El Mizan et Tizi Ghennif. « Il faudrait que les autorités locales participent au transport des étudiants les samedis », estime un parent accompagnant sa fille. Durant l’année, nombreuses sont les filles notamment celles qui habitent dans les zones rurales et qui rejoignent les cités universitaires les vendredis après-midi. En attendant des solutions à ce problème, les étudiants vont continuer à vivre ce calvaire chaque début de semaine.

Amar Ouramdane