Le sachet noir en question

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Cette journée organisée par la direction de l’environnement de la wilaya, qui a expliqué à l’assistance les dangers de l’utilisation du sachet noir. “Plusieurs maladies ont été listés par d’éminents chercheurs en la matière, et il s’est avéré que des cancers et d’autres allergies recensées sont causées principalement pas la toxicité du sachet plastique noir… le plomb et l’arsenic contenus dans les sachets s’introduisent dans l’organisme humain sous des formes cutanées, digestives où pulmonaires ce qui peut engendrer le saturnisme chez les sujets sensibles…” Afin d’en finir radicalement avec cette utilisation intensive du sachet noir, l’orateur citera en exemple nos voisins tunisien et marocain qui ont pris modèle sur la législation algérienne pour préserver leur environnement. “L’environnement est l’affaire de tous, et c’est pour cette raison que les APC et les différents bureaux d’hygiène communaux sont vivement interpellés pour éradiquer ce véritable danger public, qui en plus de nuire à la santé, défigure quotidiennement notre environnement”. Il évoquera également les multiples organismes tel l’APSI, ANSEJ, ANGEM qui ont longuement encouragés les jeunes promoteurs à investir dans le domaine plastique. “Pendant de longues années les capacités de l’Algérie en production de matière plastique étaient de 140.000 tonnes… alors que pour les années 1990 la consommation nationale était de l’ordre de 95 000 tonnes… de ce fait c’est toute une culture qui doit s’imposer aux citoyens soucieux de préserver l’environnement”. Différents intervenants ont interrogé M. Bounebab sur la manière de supprimer définitivement le sachet pollueur, à ce sujet, il répondra que des lois existent, il suffit juste de les appliquer à la lettre. Depuis 1962 pas loin de 350 textes de loi ont vu le jour pour légiférer sur la protection de l’environnement.Sur 39 décharges municipales recensées à travers le territoire de la wilaya de Bouira, près de 150 dépotoirs sauvages ont été répertoriés. Ces dépotoirs doivent impérativement être éradiqués par les APC, selon les dires de M. Bounab. On apprend que 34 milliards ont été débloqués pour la gestion des déchets et que 5 milliards doivent servir pour la réalisation de la décharge, de Lakhdaria ainsi que pour l’étude d’une décharge à M’chedallah.

Hafidh B.

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