« Nous ne disposons ni de pharmacie, ni de médecin privé, ni de polyclinique, ni de maternité rurale. Notre commune est réduite à une cité dortoir », se lamentent les responsables de l’APC d’Ighram, qui ont tenu à mettre en exergue la quasi absence d’infrastructures sanitaires sur le territoire de leur commune.
« Nous sommes victimes de notre proximité avec la ville d’Akbou. Au lieu de s’installer ici, les praticiens de la santé préfèrent Akbou, c’est tellement plus commode et plus rentable », analysent-t-ils.
Les quelques rares centres de soins implantés dans certains villages ne sont que l’ombre d’eux-mêmes. Leur piètre prestation se réduit aux injections et aux soins infirmiers, et encore : « Un produit comme l’alcool chirurgical fait souvent défaut dans ces structures », nous rapporte un élu communal.
Le toubib quant à lui, ne donne des consultations qu’un ou deux jours par semaine. « Un seul médecin pour 12 000 habitants, vous vous rendez compte ? », s’indigne M. Ibaliden, le P/APC d’Ighram.
Pour le moindre petit bobo, les villageois sont souvent astreints d’acheminer leurs malades à Akbou, distant pour le plus éloigné des villages comme Azzouna d’une vingtaine de kilomètres.
Il va sans dire que les cas urgents ont tout le temps, chemin faisant, d’agoniser et de rendre l’âme. L’Etat peut se targuer d’avoir réglé définitivement le problème de santé en milieu rural.
N. M.
