Ecartés du recrutement, les ingénieurs agronomes s’insurgent

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“Il faut croire qu’il existe une conspiration pour marginaliser Aïn El Hammam”, nous dira un ingénieur, dépité d’apprendre que la date limite (le 6 octobre) pour le dépôt de dossier de recrutement était dépassée. Les services de l’agriculture, devant procéder à un recrutement d’ingénieurs dont deux pour Aïn El Hammam, avaient lancé un appel, plutôt discret, en direction des ingénieurs désireux d’être recrutés. Les affiches ont été placardées, paraît-il, à la direction du chef-lieu mais pas au niveau de l’ex-Michelet où de nombreux chômeurs attendaient pareille occasion depuis longtemps. “D’autant plus que j’ai déposé mon dossier depuis deux ans” nous affirme Mouloud qui n’entend nullement accepter qu’on le marginalise. “A quoi sert ce bureau de main d’œuvre dont le personnel est plus important que le nombre de chômeurs qu’il place annuellement ?”, ajoute-il. Il n’est pas le seul à faire le procès de tous ceux qui sont chargés de venir en aide aux milliers de sans emploi. Comment arriver, dans ces conditions, à résorber le chômage dans une daïra où près de six cents cadres (licenciés, ingénieurs, etc) se sont inscrits, dans le cadre du PID. Lorsque, par hasard, quelques postes sont disponibles, dans l’Administration “ils sont, malheureusement attribués à des étrangers à la région.” Une réaction négative des résidants est à craindre, à plus ou moins brève échéance, dans une commune où le taux de chômage dépasse de loin la moyenne nationale. Les nombreux jeunes chômeurs ne cessent de dénoncer l’Administration qui ne prend pas en compte la situation d’Aïn El Hammam où le tissu industriel, générateur d’emplois, est quasi nul.

A. O. T.

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