Les parents réclament l’ouverture de la cantine

« Il n’y a ni plus ni moins qu’une discrimination qui ne dit pas son nom », jugent-ils. Ils n’arrivent pas en effet à comprendre que le restaurant demeure fermé alors que les travaux sont terminés depuis plus d’une année. Des enfants démunis, résidant loin du collège, sont contraints de déjeuner et d’attendre sous les intempéries la reprise des cours de l’après-midi. Ils se contentent d’un quignon de pain et d’un verre de limonade, vite avalés dans un coin, aux abords de l’établissement. Pourtant, « l’établissement possède une cantine équipée qui n’attend plus que les cuisines se mettent en route pour assurer la restauration des élèves », dira Amer, un parent d’élève, membre de l’APE. En apprenant que de nombreux collèges bénéficient, déjà, des avantages d’une cantine alors que la leur n’est pas concernée, les habitants de Taqa, un village de la commune d’Aït Yahia frustrés, crient à la discrimination. Nul n’ignore que la restauration des enfants au sein de l’école présente de multiples avantages pour la santé et la scolarité de l’enfant même si certains y voient seulement, le rôle de « gargote » devant soulager les élèves éloignés. Dans les régions déshéritées, les écoliers doivent tous, sans distinction, en bénéficier gratuitement. Les repas servis à l’école sont Censés apporter un complément nutritif aux enfants qui, souvent, ne trouvent pas toujours des repas équilibrés chez eux. Signalons que les demandes d’ouverture de la cantine, maintes fois réitérées par les parents d’élèves, se sont avérées vaines. Lorsqu’ils se rendront compte que l’ensemble des cantines de la wilaya de Tizi Ouzou fonctionnent normalement, ils ont raison de s’inquiéter sur le devenir de celle de leur CEM.

A. O. T.