Ils étaient 35 enseignants de tamazight contractuels qui avaient été remerciés du jour au lendemain, l’année dernière, après plusieurs années passées au service de l’enseignement de tamazight. Sur ces 35 enseignants, 21 d’entre-eux avaient observé une grève de la faim devant la Maison de la presse Tahar-Djaout à Alger.
Au bout de plusieurs jours de jeûne et au bord de l’inanition, l’intervention de Kara Mohamed Seghir, aura été salutaire.
Le département de Benbouzid leur avait signifié qu’ils seraient pris en charge en leur affectant des postes budgétaires, et, pour ceux et celles qui le souhaitent, leur assurerait une formation spécifique dans la matière afin qu’ils intègrent définitivement le corps enseignant. Dimanche dernier, ces enseignants observaient toujours leur sit-in hebdomadaire devant la Direction de l’éducation de Bouira.
Aucune des promesses faites par le ministère de l’Education n’avait été respectée.
Si ces enseignants ne sont pas titulaires d’une licence en la matière, et donc que la Fonction publique refuse de les considérer comme enseignants, pourquoi donc les avoir employés durant toutes ces années ?
Des années marquées par une décennie noire et qui n’a pas affecté pour autant le courage des ces contractuels qui se déplaçaient quotidiennement dans des zones reculées de la wilaya, pour enseigner tamazight. Une bien noble mission récompensée par une attitude on ne peut plus négligente… Mais ne dit-on pas que l’administration est ingrate ?
B. H.
