Ces citoyens sollicitent l’alimentation de leurs maisons en gaz de ville, notamment les quartiers dont la conduite traverse leur localité. Il y a aussi ceux qui demandent le prolongement de la conduite vers leurs habitations, et ceux des agglomérations qui sollicitent l’extension du réseau principal pour leur alimentation. C’est à croire que la direction de l’industrie et des mines a engagé les travaux sans se référer aux services communaux pour l’obtention d’un plan des habitations afin de concevoir la fiche technique de manière à toucher le maximum de citoyens, surtout quand la conduite passe juste à côté de leurs demeures. Selon les services techniques de l’APC, 9 quartiers sont concernés par les 3 cas énumérés précédemment, et une nouvelle étude déterminera la possibilité de satisfaire dans l’immédiat l’un des cas et de prévoir la satisfaction des autres cas ultérieurement. En plus de ces lacunes, les entrepreneurs en charge du projet travaillent d’une manière anarchique et ont fait de la ville d’Aokas, un grand chantier plein de poussière. Des conduites d’eau ont été touchées sans qu’elles soient réparées, des canaux obstrués, des trottoirs dégradés et les routes deviennent impraticables par la couche de poussière qui y est déposée sans qu’elle soit enlevée par les entreprises d’installation du réseau ni par l’APC. Si les travaux de remises en l’état sont inclus dans les cahiers des charges, qu’attend la mairie pour exiger des entreprises concernées d’appliquer cette clause, sinon, à elle de le faire, car il suffit d’un orage pour qu’il y ait des débordements d’eau et qu’Aokas devienne un immense tas de boue. «On préfère continuer avec la bonbonne de gaz plutôt que ces travaux qui nous obligent à prendre 3 douches par jour et à fermer les fenêtres de la maison durant toute la journée en cette canicule», nous déclare avec énervement, Doudine.
A. Gana
