Le Snapap surseoit à la protestation et menace

La section syndicale du centre de formation professionnelle de Tadmaït (wilaya de Tizi-Ouzou) affiliée au Snapap a, finalement, renoncé à la décision d’organiser la journée de protestation prévue pour avant-hier.

La décision de surseoir à cette journée a été décidée lors de l’assemblée générale tenue quelques jours auparavant, le 15 du mois, selon un communiqué émanant de ladite section syndicale et parvenu à notre rédaction hier.

Les rédacteurs du communiqué, expliquant les raisons qui ont motivé leur décision, affirment avoir privilégié « l’intérêt général », vu que la date arrêtée pour organiser la journée de protestation, le 19 octobre, a coïncidé avec le concours de recrutement prévu pour la même date. En revanche, les syndicalistes, dressant un tableau peu reluisant de la situation qui prévaut dans leur établissement, menacent en prévoyant des actions d’envergure à l’avenir si la liste des doléances, soumises à l’administration, ne trouve pas de réponses et des solutions.

Une longue suite de revendications socioprofessionnelles est énumérée dans la déclaration.

L’on citera  » le manque de transparence dans la gestion »,  » le mépris « affiché par le directeur de l’établissement qui, soutiennent-ils, « n’a même pas tenu une réunion lors de la rentrée pour souhaiter la bienvenue au personnel et a refusé d’assister à l’assemblée générale. « 

Ajouté à cela, la tentative de déstabiliser la section syndicale du Snapap par l’administration.

S’agissant des points et des doléances soulevés, la section syndicale cite : « La non prise en charge des vacations, prime de la femme au foyer ; prime IAPP, prime de rendement, prime de scolarité unique, toutes non perçues à ce jour et (sans aucune information à ce sujet) ; rappels, avancement, traitement des salaires de l’année 2007 d’une catégorie des travailleurs. « 

Par ailleurs, les rédacteurs de la missive réclament une commission d’enquête au sujet de l’internat qui, enchainent-ils, est dans un état lamentable : « Dégradation totale, manque d’hygiène (assainissement, literie, etc. ), fosse septique en contact avec le réseau AEP. « 

Ils notent, aussi, concernant les locaux pédagogiques que  » les locaux sont vétustes, ne répondant pas aux normes pédagogiques et présentant un danger permanent pour les stagiaires et les enseignants, une salle des professeurs inexistante et que l’établissement fonctionne sans ligne téléphonique et sans Internet. « 

A. Kessi