Après avoir été arrêtés, pendant plus de quatre ans, suite à la pression des riverains soucieux de l’écologie et de l’hygiène de leur région, les travaux de destruction de la belle forêt de Boukefou située du village Laâzib El Kelaâ à l’ouest de la commune de Oued Ghir, viennent de reprendre de plus belle massacrant la faune et la flore de la région au grand dam des villageois.
Cette déforestation, indiquent les citoyens qui n’arrêtent pas de multiplier des démarches auprès des autorités concernées pour préserver leur environnement de toute pollution et de toute nuisance, a pour but de dégager des terrains qui serviront d’assiettes à l’installation de poulaillers qui seront délocalisés à partir d’Ibourassene, localité de la même commune qui vient d’être viabilisée et repartie en lots à bâtir.
Boukefou est ce magnifique mamelon verdoyant qui fait face à Oued Ghir et qui se prolonge vers Toudja le long du CW43.
Les habitants de Laâzib El Kalaâ qui craignent d’ores et déjà, les désagréments (puanteurs, saletés) qui ne manqueraient pas de les envahir depuis les poulaillers rappellent non sans une pointe de fierté que leur forêt est une “ancienne réserve de chasse coloniale qui a gardé son statut même à l’indépendance du pays. Elle n’a cessé d’être le rendez-vous des chasseurs qu’après l’apparition du terrorisme et la remise des fusils de chasse aux autorités.” C’est dire toute l’ampleur des dégâts écologiques qui y seront commis si jamais les autorités concernées ne prennent pas à temps les mesures qui s’imposent.
B. Mouhoub
