Cette liste a été dressée après étude de 109 dossiers dont 79 Ansej, 20 Angem et 10 Cnac. Deux jours après l’affichage de la liste, soit le 11 juin, les postulants dont les dossiers ont été rejetés et qui sont au nombre de 44 ont formulé un recours dans lequel, ils attirent l’attention de ce comité et des autorités compétentes sur leur situation de promoteurs en activité mais locataires chez des particuliers.
N’ayant reçu aucune suite à leurs doléances, et voyant que les bénéficiaires portés sur la liste ont eu leurs décisions d’affectation, ces protestataires se sont présentés dans la matinée du dimanche au siège de la mairie pour avoir une audience avec l’un des membres de l’exécutif communal mais en vain.
Toujours mécontents, ils sont reçus par le chef de daïra lequel les a informés que le décret fixant les conditions et modalités de mise à disposition de locaux à usage professionnel et artisanal au profit des jeunes chômeurs n’inclut pas ceux ayant lancé déjà leur activité mais leur a laissé un espoir en leur demandant de saisir les agences de soutien à l’emploi des jeunes par un nouveau recours.
« C’est vrai que le décret parle de chômeurs promoteurs mais nous l’étions il y a quelques mois de cela, et je ne vois pas pourquoi, on nous exclut au moment où on attribue des locaux à certaines personnes qui sont dans le même cas que nous, pire encore, à des personnes travaillant présentement dans des organismes étatiques », fulmine Louanès, jeune promoteur en électricité, rencontré devant le siège de l’APC. De son côté, Nacer, jeune promoteur en travaux publics s’étonne que le comité puisse rejeter 44 dossiers et ne retenir que 55 alors que la commune dispose de 150 locaux. « Qu’on satisfasse l’ensemble des demandeurs du moment que l’offre est supérieure à la demande et il restera 41 locaux à distribuer », rajoutera ce jeune promoteur.
Effectivement, le décret précise que ces locaux reviennent en priorité aux titulaires d’une attestation d’éligibilité aux dispositifs de promotion de l’emploi et pouvant créer un minimum de deux postes de travail tout en laissant un flou dans son article 20 qui exclut uniquement les personnes possédant un local ou ayant déjà bénéficié d’une aide de l’Etat dans le cadre de l’acquisition de locaux à usage commercial, professionnel ou artisanal. Et qu’en est-il pour ces jeunes locataires ne possédant pas de locaux ni d’aide pour leur acquisition ?
A. Gana
