Regroupement des éleveurs

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A l’initiative de la subdivision de l’agriculture, les éleveurs de la région de Larbaâ Nath Irathen se sont retrouvés à la salle de réunion municipale dans la perspective de la création d’un centre de collecte de lait.

Le gérant de la laiterie Sarl Thala Allam, M. Lamrous, était venu pour présenter son offre de service.

Le nombre important d’éleveurs présents atteste de l’opportunité du projet. Actuellement, les éleveurs producteurs de lait sont obligés d’acheminer leur produit aux collecteurs se trouvant dans la vallée, supportant les coûts de transport et des pertes de temps.

L’ordre du jour a débordé sur des questions intéressant les fellahs, et notamment les dispositifs de soutien. Le subdivisionnaire a présenté les mesures prises dans le cadre de la loi des finances complémentaire, telles que l’exonération de TVA, permettant d’abaisser les intrants.

Les agriculteurs ont par contre trouvé très contraignants les délais de remboursements fixés à une année du crédit RFIG. M. Touat, éleveur à Tighilt déclare : “Un postulant pour l’acquisition de vaches laitières ne pourra pas rembourser au terme d’une année, alors que ses vaches n’ont même pas commencé à produire ! Il en est de même des planteurs d’arbres qui devront attendre plusieurs années pour produire des fruits”.

Si l’exonération de l’intérêt (prise en charge par l’Etat) est jugée intéressante, les agriculteurs trouvent que les exigences bancaires dénaturent le RFIG, de sorte qu’il est devenu un crédit ordinaire. Les éleveurs trouvent intéressant le projet de collecte.

Le promoteur est disposé à installer rapidement un centre de collecte, pour peu que les éleveurs soient disposés à lui assurer une production minimale, de 300 litres par jour. Le prix de référence est de 32 DA le litre, auxquels s’ajoutent les primes de collecte qui seront payées par l’Etat par le biais de la CRMA.

Le paiement par le collecteur des quantités livrées se fera tous les quinze jours, ou mensuellement sur la base d’un commun accord. Le promoteur est disposé également à collecter le lait de chèvre, à raison de 50 DA le litre. Il faut savoir que le lait collecté ne peut provenir que d’éleveurs régulièrement inspectés par les services vétérinaires. Un protocole sanitaire lie le producteur livreur à l’inspection vétérinaire de la wilaya, via ses représentants au niveau local. Et des analyses sanitaires sont régulièrement faites en vue de s’assurer que le lait collecté est indemne de maladies transmissibles au consommateur, notamment la tuberculose et la brucellose.

M. Amarouche

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