Après avoir atteint les cimes, à douze mille DA le quintal, l’été dernier, les prix du fer de construction amorce une baisse en chute libre. Les constructeurs ont de quoi se réjouir, en constatant que le rond à béton se vend, ces derniers jours, aux alentours de six mille dinars, le quintal. Il y a peu de temps les entrepreneurs ralentissaient les travaux, dans l’attente d’une embellie.
Certains ont carrément arrêté les chantiers car risquant des dépenses importantes. La promesse d’intervention faite par les pouvoirs publics, au début de l’été est peut-être en train de se concrétiser. A Michelet, réputé pour être le fief des revendeurs en tous genres, les quintal de fer se négocie, en ce moment, entre six mille (6 000,00 DA) et six mille huit cents dinars (6 800,00 DA).
En dehors de la commune, les habitués du marché nous indiquent qu’on peut s’approvisionner pour mille dinars de moins.
Le ciment, quant à lui, après avoir frôlé la barre des mille dinars le quintal de marque (ACC), est redescendu jusqu’à sept cent cinquante dinars (750,00 DA). Le reste des produits, non concernés par les tensions, telle la brique, restent à des coûts stables. Les constructeurs espèrent qu’avec les pluies, le sable lavé de rivière emboîtera le pas au fer et au ciment.
Ce qui réduira, un tant soit peu, les dépenses des constructeurs privés. Cependant, la distance séparant les grandes villes de la montagne induisent toujours des coûts de transport supplémentaires. Les prix de revient d’un chargement de sable ou le briques ne peuvent pas être les mêmes à Tizi Ouzou qu’à Michelet, cinquante kilomètres plus loin.
A. O. T.
