La mesure ne concerne que les wilayas de Tizi Ouzou et de Béjaïa, selon le communiqué du Conseil du gouvernement diffusé hier après-midi par l’agence APS.Les quatre textes que le ministre de l’Intérieur doit présenter devant le prochain Conseil des ministres, concernent notamment un projet d’amendement du code communal qui permet la dissolution des APC, un autre sur le code de wilaya pour les APW ainsi qu’un projet de décret présidentiel pour la dissolution des assemblées locales « des wilayas de Tizi Ouzou et de Béjaïa », comme indiqué dans le communiqué. Le même document a ajouté que des élections partielles « seront organisées dans ces régions », sans toutefois en préciser la date.C’est en fait la première fois que le gouvernement se prononce de manière officielle sur le sujet. L’Exécutif s’est contenté jusque là des promesses politiques de Ahmed Ouyahia qui s’est permis, à certaines occasions, d’avancer même des dates, à l’image de ce qu’il avait fait en avril dernier lorsqu’il s’était rendu à Béni Douala. Il faut rappeler dans ce contexte que Bélaïd Abrika, le porte-parole de la délégation du Mouvement citoyen, qui dialogue actuellement avec le chef du gouvernement sur la mise en œuvre de la plat-forme d’El Kseur, avait déclaré vendredi dernier sur BRTV que « les indus élus vont partir cette semaine ». C’est ce qui s’est en fait produit même si la décision définitive revient, naturellement, au président de la République auquel échoit le droit de promulguer un décret présidentiel. Le ministre de l’Intérieur, de son côté, avait déclaré la semaine précédente lors d’un point de presse animé à Tlemcen, que la dissolution des assemblées locales n’est « qu’une question de jours « .Il reste cependant à savoir quelle sera la réaction des archs qui ont exigé le départ de tous les élus, y compris ceux de l’Assemblée nationale. L’autre réaction qui est très attendue est, bien entendu, celle du parti majoritaire dans les assemblées de la région, à savoir le FFS, dont les élus et les responsables ont exprimé à plusieurs reprises leur refus de quitter leur poste malgré l’imminence de la décision présidentielle. Il est utile de rappeler que les futurs élus n’auront que moins de 18 mois devant eux puisque les prochaines élections générales auront lieu au milieu de l’année 2007.Il est à signaler que dans le cas où le prochain Conseil des ministres se tiendra à la fin de ce mois, les élections partielles anticipées auront lieu vers le mois d’octobre prochain.
Ali Boukhlef
