L’APC de Draâ El Mizan en collaboration avec la kasma des moudjahidine locale (ONM) a concocté un programme riche et varié. Dès hier jusqu’au 1er Novembre, la ville avait replongé dans l’histoire. Ainsi, des expositions sont prévues aussi bien au siège de l’association culturelle Tameflith n’Tmazight qu’à la mairie. Les associations Taneflit, Amgud et Iqraâ ont programmé ces expositions qui retraceront les grands moments de la guerre de Libération nationale. En outre, des projections seront de la partie.
Les organisateurs n’ont pas oublié les jeunes sportifs en l’occurrence les jeunes des écoles de football de l’Etoile de Draâ El Mizan et l’école Abderrahmane Belkhodja qui vont jouer un match au stade Chahid Mohamed Boumghar.
En plus du sport, un gala artistique sera animé par des chanteurs invités pour l’occasion. Alors que la conférence programmée à la salle Le Maghreb sera animée par les moudjahidine de la région qui vont certainement revenir sur la nuit du 31 octobre au 1er Novembre 1954 quand de jeunes militants étaient désignés par le futur colonel Amar-Oumrane pour se rendre à Blida où des objectifs coloniaux ont été ciblés.
On raconte même que dans la même nuit un citoyen activant aux côtés des colons a été assassiné à Draâ El Mizan. Si les activités s’étaleront du 29 octobre au samedi, le dernier jour est plus intensif. Il y aura en plus de la levée des couleurs devant la mairie, un dépôt de gerbes de fleurs au carré des Martyrs et un déplacement au musée Krim-Belkacem d’Aït Yahia Moussa.
Certes, c’est un devoir de mémoire qu’il ne faut à aucun moment oublier car c’est grâce à ces hommes et à ces femmes qui se sont donné corps et âmes qu’aujourd’hui le pays est libre. Mais, sans doute, il est temps de relancer le mémorial dédié aux cinq colonels de la région : Krim Belkacem, Amar Ouamrane, Ali Mellah, Mohamed Zamoum dit Si Salah et Slimane Dhilès (encore en vie) d’un côté, la réhabilitation du carré des martyrs qui est en nette dégradation quand on voit son état actuel d’un autre côté, et enfin la reconstruction de la stèle du 1er Novembre en face de la pompe à essence du centre-ville détruite accidentellement par un camion en mars dont les freins avaient lâché.
Amar Ouramdane
