La matinée du jeudi 30 juin était particulière pour les 425 élèves de Beni Maouche ayant passé l’examen d’obtention du certificat de fin d’études primaires appelé communément “sixième”. Ce jour est celui de l’affichage des résultats qui a mis un terme à l’angoisse et à la longue attente des potaches et de leurs familles respectives.Invités par l’inspecteur de la circonscription à assister à l’analyse des résultats rendus publics, nous avons appris qu’au-delà du taux de réussite accueilli avec euphorié, nombres d’interrogations apparaissent au grand jour car la vérité par les chiffres est plus probante.En effet, à la lumière du compte-rendu fait par le premier responsable de l’Education au niveau de la circonscription de Beni Maouche nous avons su que les résultats sont en réalité loin d’être satisfaisants car d’après lui “le système d’examination instauré cette année dans le cadre de la mise en place des réformes a dévoilé toutes les tares d’un système qui a encore la peau dure. C’est dans ce sens que certains enseignants d’écoles primaires, par la bénédiction de leurs directeurs, ont bien accepté de gonfler les notes obtenues dans le cadre du contrôle continu pour contrecarrer la procédure de l’examen trop contraignante à leurs yeux, puisqu’elle constitue, un cap que seuls les élèves bien préparés peuvent franchir”.Donc, il était une fois de plus question d’une évaluation exagérée prônée par certains enseignants dont l’incompétence est avérée. Dans ce sens, nous avons relevé que sur les 310 admis au collège, 81 élèves ont été racheté constitue pas moins de 50% du total des admis !Certes, leurs moyennes annuelles obtenues par la grâce de certains enseignants sans scrupules leur ont permis de rejoindre leurs camarades au CEM, mais ne leur permettront point d’en profiter car elles ne reflètent pas leur niveau réel.Le comble, c’est que ces maîtres qui sont les seuls capables de disposer librement des notes de leurs potaches n’auront plus rien à redire, car à partir de l’année prochaine, il sera uniquement question de l’obtention de l’examen de sixième pour quitter le primaire. Mais qui pardonnera à ces honorables messieurs qui ont cru bien faire ? Avec ce procédé loin d’être honnête, ils inscrivent des innocents directement dans la spirale de l’échec, car au collège personne n’est apte à “gonfler” une note. L’année prochaine tout ira bien mais ce sera déjà trop tard. Le mal est fait.
K. Kharbouche
