Supervisées par le wali de Boumerdès, Brahim Merad, d’importantes activités y ont été organisées dans le cadre de la célébration du 54ème anniversaire du déclenchement de la lutte pour la libération nationale.
La soirée d’avant-hier, 31 octobre, fut un moment de rappel de la résistance algérienne sous toutes ses formes à l’occupation française, et ce avec la programmation d’une pièce théâtrale intitulé « Bouziane le Fhel. « Réalisé par O. Fatmouche, ladite pièce comme son titre l’indique, met en exergue les actions d’un autre héros qui, du côté de M’sila, défendait la cause des pauvres autochtones réduits à la mendicité après la confiscation de leurs terres par les occupants. Comme Ahmed Oumeri en Kabylie, Bouziane était traité de hors-la-loi par les colons.
En atténuant le sens, d’autres qualifient cette catégorie d’hommes de bandits d’honneur. Mais dans sa propre région, comme sans doute partout ailleurs en Algérie, Bouziane était un Fhel, ce qui signifierait fier, loyal. Bouziane le Fhel, dans l’ultime séquence de la pièce, meurt en héros sous les balles de la soldatesque française. Mais son sacrifie presque identique à ceux qui ont déclenché des insurrections comme Fatma N’Soumer ou Cheikh El Haddad en Kabylie, ne fut guère vain. La flamme patriotique sera portée plus tard par les chefs historiques ayant dirigé, dans d’autres circonstances encore plus dramatiques, la Révolution de 1954 – 1962.
Le 31 octobre 2008, vers minuit, l’hymne national a été entonné comme à l’accoutumée par un groupe mixte de scouts et d’écoliers. Le lendemain, (hier ndlr), toujours devant la stèle des martyrs, ce fut le même refrain patriotique. Loin d’être une simple journée festive, ladite commémoration a été marquée aussi par l’exposition d’archives sur la Révolution algérienne à la maison de la culture Rachid-Mimouni du chef-lieu de wilaya.
Salim Haddou
